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| | Bienvenue sur De L’Islam A Jésus | De L'Islam A Jésus est un Forum de discussions consacré en grande partie à la critique et à l'analyse rigoureuse de la religion islamique. Les études s'appuient sur les textes sources de l'Islam, à savoir, le coran, la sounna ainsi que les ouvrages des grands théologiens tels Tabari, Ibn Kathir, al Jalalayn, etc... La traduction française de chaque texte source est apportée, avec si possible le lien du site islamique où l'on peut consulter le texte en arabe ou en anglais. Ce site est avant tout destiné aux musulmans. Les musulmans sont les premières victimes de l'islam. Combien de fois n'ai-je pas observé au cours de mes voyages en Orient, que le fanatisme est le fait d'une minorité d'hommes dangereux qui, par la terreur, maintiennent les autres dans la pratique d'une religion. Affranchir le musulman de sa religion est le plus grand service qu'on puisse lui rendre. (E. Renan) |
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| | | Aux Origines de l'Islam: Muhammad, mythe ou réalité ? | Dim 25 Mai - 12:30 par Willy | Aux Origines de l'Islam: Muhammad, mythe ou réalité ?
Ce topic est consacré à la naissance de l'islam et plus particulièrement aux écrits disant que Muhammad n'est qu'une légende.
Je vous conseille fortement de télécharger cette vidéo qui est fort intéressante:
http://www.megaupload.com/fr/?d=PU4I27XX
Frère Bruno de Jésus a fait une nouvelle traduction du Coran. Il a fait un résumé de son ouvrage dans cette vidéo.
Je vais poster petit à petit une partie de son travail.
| Citation: | POUR SERVIR AU DIALOGUE AVEC L'ISLAM
L’Évangile commence « à Béthanie, au-delà du Jourdain, où Jean baptisait » (Jn 1, 2 . Autrement dit : en Transjordanie, c’est-à-dire en Arabie. Dès le lendemain de la Pentecôte, la “ Bonne Nouvelle ”, partie de Jérusalem, gagna l’Orient par le territoire de la Pérée, situé à l’est du Jourdain et habité par des communautés juives d’obédience essénienne, comme l’ont révélé les manuscrits de la mer Morte. Après sa conversion sur le chemin de Damas et son baptême reçu des mains d’Ananias, c’est d’abord en « Arabie » que Saul de Tarse, devenu chrétien, passa plusieurs années (Ga 1, 17). Trente ans plus tard, en 66, lors de la première révolte juive, les chrétiens de Jérusalem se réfugièrent à Pella, en Transjordanie.
AVANT L’ISLAM, L’ARABIE CHRÉTIENNE
Dès les premiers siècles de l’ère chrétienne, les tribus arabes se convertissent au contact des moines chrétiens, et secondent la colonisation romaine. De telle sorte qu’aux deuxième et troisième siècles, la province romaine d’Arabie, fondée par Trajan, après l’annexion du royaume des Nabatéens de Pétra en 106 après Jésus-Christ, rivalise avec les provinces les plus prospères de l’Empire.
Aussi, au sixième siècle de notre ère, la province d’Arabie christianisée jouit-elle de la faveur des empereurs de Byzance. Tandis que, favorisé par l’essor du commerce, un mouvement de sédentarisation et d’urbanisation s’accompagne de la construction de magnifiques églises, décorées de mosaïques (cf. Bruno Bonnet-Eymard, Quand l’Arabie était “ heureuse ”, Il est ressuscité no 11, juin 2003, p. 3-12).
Toutefois, durant cette même période, le territoire transjordanien accueillit un grand nombre de sectes qui s’écartaient plus ou moins de l’orthodoxie, au point que Théodoret de Cyr, au cinquième siècle, écrira : « Arabia hæresium ferax ! » L’Arabie est un foyer d’hérésies. Saint Épiphane de Salamine entreprit d’en dresser le catalogue et, au huitième siècle, saint Jean Damascène inscrira, sous le nom de « centième hérésie », « la religion des Ismaélites », à laquelle il ne donne pas encore le nom d’ “ islâm ”.
Cependant, les sources littéraires attestent la présence d’évêques, d’archimandrites, de prêtres, de moines et de fidèles illustrant aussi la vitalité d’une foi que les sources archéologiques représentent plutôt comme orthodoxe. Les inscriptions figurant sur les pavements de mosaïques des églises construites entre le cinquième et le huitième siècle, sont des professions de foi en Dieu Trinité sainte et consubstantielle, Seigneur de toutes choses, Celui qui a fait le Ciel et la terre. C’est avec son aide, par sa grâce, selon sa volonté et sa providence que l’on construit les églises et qu’on mène à leur terme les bonnes œuvres.
À en juger par les inscriptions, les chrétiens de la province d’Arabie nourrissent une très grande dévotion envers la Très Sainte Vierge, définie Théotokos, Mère de Dieu, par le concile d’Éphèse en 431 ; souveraine sainte et immaculée, c’est à elle qu’il faut s’adresser, « l’âme et les actions purifiées », comme le rappelle l’inscription de l’église qui lui fut consacrée dans le centre de Madaba. En outre, on constate que les fidèles rivalisent pour embellir leurs églises, depuis les grandes basiliques urbaines jusqu’aux églises des villages et aux chapelles des monastères. Enfin, les inscriptions, qui permettent d’identifier les évêques, attestent la survivance des Églises chrétiennes depuis les persécutions juives dont furent victimes les chrétiens du Yémen au sixième siècle, jusqu’à la période des Omeyyades et des Abbassides, au huitième. C’est ainsi que ces découvertes archéologiques récentes bouleversent toutes les idées reçues concernant les origines et les débuts de l’islam.
Cette absence de rupture véritable entre la période byzantine et la période dite “ musulmane ”, attestée à la fois par les sources littéraires et par les vestiges archéologiques, pose une formidable énigme aux chercheurs modernes encore persuadés de la vérité historique de la conquête musulmane, qu’un auteur n’a cependant pas craint d’appeler The invisible conquest.
LA TRADITION MUSULMANE EN QUESTION
Sous le titre “ L’islam sous la toise ”, l’abbé Georges de Nantes publiait il y a un demi-siècle un article - programme dont devrait s’inspirer tout protagoniste du “ dialogue islamo-chrétien ”. Il commençait par observer que l’islam n’avait pas subi de la part du rationalisme un choc comparable à celui qui mit à l’épreuve le fait biblique et l’histoire des origines chrétiennes :
« Il était peu convenable durant les cent dernières années de croire encore en la divinité de Jésus, mais nul ne songeait à combattre au nom de la Science la religion de Mahomet le Prophète. Cette exception est si remarquable que, par tradition, notre État laïc refuse au nom de la Raison et de la Science toute liberté et toute assistance à l’Église, mais vénère l’Allah des musulmans, lui construit des mosquées, traite ses ministres et soutient ses écoles coraniques à l’égal de ses propres administrations. »
Étonnante actualité de cette remarque, vieille de cinquante ans ! L’abbé de Nantes s’interrogeait alors :
« L’islam serait-il en accord si évident avec la Science et le Progrès ? En aucune manière. Dès l’origine, sa conception de la révélation a paralysé l’étude intellectuelle du Coran, tandis que son imagination débridée multipliait sans retenue un écheveau de légendes sous lesquelles les événements historiques disparurent sans laisser de traces. Catholiques et incroyants ont l’habitude, encore aujourd’hui, malgré leur sens hypercritique, de considérer l’islam comme un vieux frère qui a fait ses preuves et demeure sans fissure, comme un édifice éternel."
« Tous acceptent le Coran comme un Livre saint, conservant un corps de vérités religieuses révélées par un vrai Dieu, Allah, et sur lequel s’est édifié immédiatement l’islam, admirable religion monothéiste [...]. Telle est à l’égard de l’islam la candeur millénaire de l’Orient et de l’Occident. Personne n’a osé être un instant incrédule, comme des milliers l’ont su être à longueur de vie à l’égard du christianisme ; personne n’a pris la liberté de lire le Coran comme un document du passé et de chercher à l’expliquer par les plus simples lois de la méthode historique, depuis longtemps en usage au sein même du catholicisme dans l’étude de la Bible. » (L’islam sous la toise, L’ordre français no 8, janvier 1957, p. 53-76)
INCONVERTISSABLE ?
L’abbé de Nantes dénonçait alors « deux préjugés » capables de causer à la civilisation un dommage irréparable : « Je crains qu’ils n’érigent en théorie philosophique notre lâcheté politique et notre esprit de démission actuels. »
Le premier préjugé anticipait « l’esprit du Concile » et sa déclaration Dignitatis humanæ, éteignant l’esprit missionnaire : il « consiste à accorder, par relativisme sceptique ou sentimental, une valeur égale à tout mouvement religieux quel qu’il soit ; il semblerait qu’une croyance ne puisse se discuter sans blesser indignement les âmes sincères qui la professent et que la raison n’ait pas le droit ni la force réelle d’en apprécier la valeur objective (exception faite de la condamnation sans appel de notre religion ancestrale, toujours bien considérée) ».
Le second préjugé est un corollaire du premier ; il brise tout élan missionnaire en direction de l’islam : « Il prétend qu’un musulman ne se convertit pas, que cela ne s’est jamais vu et ne se verra jamais. L’islam serait impénétrable, nul ne pourrait l’aborder sans être conquis, nul n’y peut naître sans en être prisonnier pour la vie. Tout effort tenté en vue d’une évolution des individus ou des groupes, incidemment de leur conversion même, serait voué au plus cuisant échec. L’islam renforce le lien de la race par celui de la foi, il comporte une mystique et une politique, il propose donc une synthèse vivante qui ne laisse rien désirer à son bénéficiaire et le captive trop étroitement pour qu’on puisse songer à l’en détacher. »
Frère Matthieu a montré, le mois dernier, comment la conquête et la colonisation françaises avaient éveillé chez les indigènes d’Afrique du Nord une réelle, une tangible grâce de conversion à l’Évangile, et une attirance vers les clartés de la civilisation française, aussitôt contrecarrée par l’administration de la monarchie de Juillet, de l’Empire et de la République, en attendant d’être désavouées par l’Église elle-même en ses instances conciliaires et postconciliaires (Il est ressuscité no 52, décembre 2006, p. 19-30) !
Il nous faut donc faire œuvre de Contre-Réforme catholique par le “ dialogue ” tant préconisé de nos jours, et si peu pratiqué, sinon comme un dialogue de sourds ! Déjà, saint Jean Damascène le pratiquait au huitième siècle de notre ère. Il nous en a laissé un modèle : Dialexis Sarakenou kai Christianou, “ Dialogue du Sarrasin et du Chrétien ” ( texte grec et traduction dans la collection Sources chrétiennes no 383, éd. du Cerf, 1992). Marchons sur ses traces.
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