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 L'esclavage islamique

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Abd Al Massih
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MessageSujet: L'esclavage islamique   Ven 2 Mai - 18:01

L'esclavage islamique


I. LES PRÉTENTIONS DE L’ISLAM

Aujourd’hui il y a de nombreux Afro-Caraïbes et Afro-Americains qui se convertissent a l’Islam. Selon les recherches, ces nouveaux Musulmans se sont convertis avant tout parce qu’ils pensaient que l’Islam était une religion de "fraternité et d’égalité". Beaucoup d’entre eux croyaient que l’Islam n’avait pas de problèmes raciaux et qu’il n’était pas impliqué dans la traite des esclaves, ainsi que plusieurs pays occidentaux européens.

‘Abd-al-Aziz’ Abd-al-Zadir Kamal écrit en "L’Islam et la question raciale": "Dans l’Islam, l’humanité constitue une seule grande famille, créée (avec)... diversité de couleur de la peau... (pour cette raison)... en adorant Dieu, tous les hommes sont égaux, et un Arabe n’a pas la priorité sur un non Arabe… Tous les êtres humais sont... égaux… et les mariages sont conclus sans tenir compte de la couleur de la peau." Il affirme donc que dans l’Islam il y a l'harmonie raciale et que tous, indépendemment de leur couleur, ont "les mêmes droits sociaux… les obligations légales... l’opportunité de trouver du travail et... la protection de leur personne" (pag. 64).

Mais est-ce vrai? Ces prétentions sont-elles valables à la lumière de l’histoire? Voyons par exemple la question del’esclavage de l’Islam.

II. LES SOURCE ISLAMIQUES CONFIRMENT-ELLES CES PRÉTENTIONS ?



Colonialisme arabe musulman
Région de l'esclavage arabe
Région de l'esclavage européen



Malheureusement il y a beaucoup de personnes de couleur noire qui croient que l’attaque acharnée des Arabes à l’Occident s’accorde avec la cause africaine. C’est une erreur mortelle. Les premiers écrivains Musulmans des traditions islamiques (qu-ont été rédigées assez tard, c’est-à-dire entre le 9ème et le 10ème siècle après J.C.) admettent que déjà aux temps de Mahomet il était devenu approprié de propager ses idées par des conquêtes militaires; donc il n’est pas surprenant que selon la tradition il ait dit: "L’action la plus digne d’attention… et la meilleur source de gain est la guerre" (Mishkat II, pag. 340).

Quand les premiers leaders de la conquête arabe (c’est-à-dire Abu Bakr, Umar et d’autres) envahissaient les pays, l’histoire démontre que les habitants innocents pouvaient être dominés ou bien "accepter la mort par l’épée" (Dictionary of Islam, pag. 24).

Le Coran même commande aux Musulmans: "…tuez ces faiseurs de dieux, où que vous les trouviez; et capturez-les, et assiégez-les, et tenez-vous tapis pour eux dans tout guet-apens..." (Sourate 9:5). En outre il recommande aux Musulmans d’avoir des esclaves, hommes et femmes (Sourate 4:24-25).

Selon la tradition islamique le général Abu Ubaidah, durant le siège de Jérusalem, donna le choix aux habitants "d’accepter l’Islam ou bien de se préparer a être tués par l’épée" (Rau Zatu, Volume II, pag. 241).

Les compilateurs Musulmans à la fin du 9ème siècle admettent franchement que Mahomet fut un chef militaire. Alors que les premières descriptions de la vie de Mahomet en disent peu sur son activité prophétique, il abonde de récits, concernant ses batailles. Al-Waqidi (mort en 820) estime que Mahomet fut impliqué personellement dans 19 batailles sur 26 (Al Waquidi 1966:144). Ibn Athir dit que leur nombre a été de 35 (Ibn Athir, pag. 116), alors que Ibn Hisham (mort en 833) l’évalue à 27 (Ibn Hisham, pag. 78).

Le conseil belliqueux de Mahomet à ses partisans fut celui-ci: "Faites la guerre avec moi pour envahir la Sirie, peut-être aurez-vous les filles de Al Asfar" (Al Waqidi 1966:144). Il faut savoir que Al Asfar était un homme d’affaires africain LIBRE ayant de très belles filles au point que "leur beauté était devenue proverbiale" (Al Waqidi 1966:144).

Par conséquent, les pauvres disciples de Mahomet ne restèrent pas pauvres pour longtemps. Ils devinrent ultra-riches avec les butins de la guerre, et accumulèrent beaucoup d’animaux et d’ESCLAVES, et en plus beaucoup d’or (Mishkat, Volume II, pag. 251-253, 405-406).

Il n’est pas surprenant que Ali Ibn Abu Talib se vantât en disant: "nos fleurs sont l’épée et le poignard. Les narcisses et les myrtes ne valent rien; notre boisson est le sang de nos ennemis, notre calice est leur crane après les avoir combattus" (Tarikh-ul Khulafa, pag. 66-67).

Il n’est pas surprenant que le Coran résonne de cette pensée en disant: "Lors donc que (en combattant) vous rencontrez ceux qui mécroient, alors, frappez aux cols. Puis, quand vous les avez dominés..." (Sourate 47:4) et "Combattez ceux qui ne croient ni en Dieu..., et ceux des gens du Livre (c’est à dire les Juifs et les Chrétiens)..." (Sourate 9:29).

III. L’HISTOIRE CONFIRME-T-ELLE CES PRÉTENTIONS ?

Le général musulman Amr Ibn Al’As envahit l’Egypte de 639 à 642 (Williams 1974:147-160). L’Egypte ne lui suffit pas et pour cela il tenta de coloniser la Makuria, un royaume Chrétien indépendant. Mais le roi Kalydossas découvriet le complot on 643. Al'As tenta de nouveau de s'emparer de la Makuria en 651, mais il échoua et il fut contraint de signer un traité de paix (Williams 1974:142-145).

En 745 le général Omar, le nouveau gouverneur d’Egypte, intensifia la persécution des Chrétiens, mais le roi Cyriacus de la Makuria réussit à stopper cette nouvelle attaque (Williams 1974:142-145). En 831 le roi Zakaria, le nouveau monarque de la Makuria s'inquiéta à cause des chasseurs musulmans d’esclaves qui envahissaient son pays (l’actuel Soudan). Il envoya une délégation internationale au calife de Bagdad, de manière que ces violations du traité de paix fussent arrêtées, mais il ne reçut aucune aide (Williams 1974:142-145).

Le sultan Balbar d’Egypte continua à violer le traité de 651 (voire Sourate 9:1-4). Plus tard, en 1274, les Musulmans de l’Egypte subjuguée, commencèrent à coloniser et à détruire l’Alwa, la Makuria et la Nobatia, les 3 royaumes antiques chrétiens en Afrique. Les peuples de ces nations, autrefois indépendantes et rayonnantes, furent vendus comme esclaves.

Alors que l’Islam et la culture arabe se répandaient en Afrique, se diffusaient également l’esclavage et le génocide culturel. On commença à faire la guerre pour avoir des esclaves africains. Kumbi Kumbi, la capital du Ghana, fut détruite par les envahisseurs musulmans en 1076. Le Mali avait une "mafia" musulmane qui "encourageait" les rois africains du Mali à embrasser l’Islam. Cette "mafia" contrôlait les importants caravaniers et les ports commerciaux de l’Afrique. Les Musulmans réussirent à s’emparer des places les plus importantes du gouvernement et commencèrent à changer l’histoire antique du Mali de façon que les évènements préislamiques furent effacés. Pour des raisons de sécurité, le gouvernement du Ghana des Mossi, conscient du pouvoir des commerçants musulmans, institua un département gouvernemental pour contrôler l’espionnage musulman (Davidson,Wills et Williams).

La traite islamique des esclaves se déroulait également autour du Lac de Giad, dans les états musulmans de Bagirmi, Wadai et Darfur (O’Fahley et Trimmingham 1962:218-219). Au Congo les négriers Jallaba commerçaient avec les Kreish et avec les Azande, un peuple du nord (Barth et Roome). Également fréquentée était la route qui suivait la ligne de partage des eaux entre le Nil et le fleuve Congo, où les négriers arabes-musulmans (par exemple Tippu Tip du Zanzibar) arrivèrent des zones orientales de l’Afrique (Roome 1916, et Sanderson 1965).

Dans l’Afrique orientale, les promoteurs du commerce des esclaves étaient les peuples Yao, Fipa, Sangu et Bungu, tous Musulmans (Trimmingham 1969 et Gray 1961). Sur la rive du Lac Nyasa (appellé actuellement Lac du Malawi) fut institué en 1846 le sultanat musulman du Jumbe avec le but précis de favoriser le commerce des esclaves (Barth 1857 et Trimmingham 1969). En 1894 le gouvernement britanique évalua que le 30% de la population de Hausaland étaient constitués d’ex-esclaves. Il en était ainsi aussi dans l’Afrique occidentale française entre 1903 et 1905 (Mason 1973, Madall et Bennett, et Boutillier 1968).

IV. L’ISLAM AUJOURD’HUI

A. CES PRÉTENTIONS SONT-ELLES VALABLES ?


Les Africains modernes ont pratiqué trop longtemps l’amnésie sélective quant à l’esclavage islamique. Les Africains de couleur ont mis effectivement l’emphase sur l’impact destructif du colonialisme européen et du commerce transatlantique des esclaves, mais ils ont étrangement ignoré la traite arabe-musulmane des esclaves en Afrique, de durée plus longue et dont l'effet fut dévastant.

On n’entend pratiquement jamais parler des Africains qui étaient contraints d’immigrer à cause des incursions des négriers musulmans de l’ouest, de l’est et du nord d’Afrique après le 7ème siècle. Les esclaves africains, transportés par voie navale de Zanzibar, Lamu et d’autres ports est-africains, n’étaient pas conduits en Occident (ainsi que certains Musulmans veulent nous le faire croire), mais aboutissaient en Arabie, en Inde et dans d’autres états musulmans en Asie (Hunwick 1976, et Ofosu-Appiah 1973:57-63). Des rapports non-officiels évaluent que plus de 20 millions d’Africains ont été vendus en tant qu’esclaves par les Musulmans entre 650 et 1905 (Wills 1985:7)! Il est intéressant de remarquer que la majorié de ces 20 millions d’esclaves n’était pas constituée par des hommes, mais par des femmes et des enfants qui sont plus vulnérables (Wills 1976:7). Ceci est logique, vue que la position du sexe femminin dans le Coran a toujours été inférieure à celle du sexe masculin (Sourate 2:224; 4:11,34,176).

Les théologiens musulmans, comme le fameux Ahmad Baba (1556-1527), soutenaient que "...la raison de l’esclavage imposé aux Soudaniens est leur refus de croire… (c'est pourquoi) il est légal de s’emparer de quiconque est capturé en tant qu’infidèle... Mahomet, le prophète, réduisait en esclavage les personnes, parce qu’elles étaient Kuffar… (C’est alors) légal de posséder les Etopiens…" (Baba pag. 2-10).

Hamid Mohomad (alias "Tippu Tip"), qui est mort en 1905, était un des négriers les plus commerçants de Zanzibar. Chaque année il vendait plus de 30.000 Africains (Lewis pag. 174-193 et Ofosu-Appiah 1973:Cool. Il est important de se souvenir que la traite des esclaves à Zanzibar a continué jusqu’ en 1964! En effet, en Mauritanie la traite n’a pas été déclarée officiellement illégale avant 1981, alors qu’au Soudan on continue jusqu’à aujourd’hui, selon un rapport de l’ONU du 1994 (voire aussi Ofosu-Appiah 1973:57-63; "The Times" du 25 aout 1995; Darley 1935; MacMichael 1922 et Wills 1985). Ces exemples concernent un esclavage uniquement islamique.

B. FAUT-IL RECONNAITRE CES PRÉTENTIONS ?

On survole généralement les fait cités ci-dessus, on les ignore et on les oublie dans la littérature, pour le simple fait qu’il n’est pas "correct politiquement" d’en parler. Étant moi-même Africain, je dis honnêtement que nous devons révaluer le rôle de l’impérialisme européen du 19ème siècle reconnaissant qu’il a été, malgré la "mauvaise presse" dont il jouit, une des rares force qui a arrêté l’impérialisme arabes-musulman sur le continent africain. Les Musulmans arabes d’aujourd’hui discréditent l’impérialisme occidental du passé sans considérer ou discuter l’argument de leur propre histoire sordide du continent.

CONCLUSION

Ceci a été un bref résumé de l’esclavage islamique en Afrique. Les compilateurs du Coran et les écrivains islamiques postérieurs admettent que la guerre et la traite des esclaves furent les moyens les plus efficaces pour s’emparer des pays neufs et indépendants en Afrique. Cette théologie a gravement endommagé non seulement la vie de famille africaine, mais aussi l’antique héritage chrétien en Afrique et le développement économique jusqu’à aujourd’hui. L’Islam a délibéremment attaqué d’abord les femmes et puis les enfants, la partie la plus vulnérable et importante de la population africaine. Les hommes qui n’ont pas été vendus comme esclaves ont été simplement tués. La colonisation et l’esclavage islamiques ont commencé plus de 1000 ans avant la plus récente et brève traite européenne et transatlantique (Hughes 1922:49). Beaucoup de cultures africaines, aussi bien païennes que chrétiennes, ont été détruites. Pourquoi?

En plus, pourquoi les Musulmans ne protestent-ils pas contre l’esclavage imposé aux Africains dans le Soudan d’aujourd’hui et pourquoi ne l’arrêtent-ils pas? Leur silence est très éloquent! Alors que les esclaves dans les pays occidentaux ont été libérés, il y a des siècles, les Africains se demandent pour combien de temps encore l’esclavage durera encore sur le continent africain.

Le Seigneur Jésus a dit: "Allez, faites de toutes les nations des disciples", y compris l’Afrique (Matthieu 28:19-20). Il ne nous a pas demandé de faire la guerre ou de réduire les peuples en esclavage. Au contraire, lorsque le Fils de Dieu t’aura libéré, tu seras vraiment libre. En fait, la Bible condamne tout genre d’impérialisme, aussi bien arabe, qu’européen, asiatique ou africain (voire Exode 23:4-5; Levitique 19:15; Deutèronome 27:17; Proverbes 10:2-4, Isaie 5:20; Matthieu 5:13-18, 38-48, 15:19; Jean 18:36-37; Romains 1:16-3:20; Hébreux 11:8-16 et Jacques 4-5). Jésus a également dit: "vous les reconnaitrez à leurs fruits". Les Chrétiens moraves blancs de l’Allemagne se "vendaient" délibéremment comme esclaves pour pouvoir prêcher l’évangile aux esclaves noirs des Indes occidentaux! Les Arabes musulmans auraient-ils fait quelque chose de semblable pour les noirs? Le bon arbre de Jésus Christ porte de bons fruits. Le mauvais arbre de l’Islam a porté de mauvais fruits en Afrique à partir de 639 et après, et il continue à le faire encore aujourd’hui. C'est à toi de faire la comparaison et de prendre position !

http://debate.org.uk/gesu-corano/francese/t12_f.htm
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Abd Al Massih
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MessageSujet: Re: L'esclavage islamique   Dim 5 Oct - 11:44



Citation:
622 au XXe siècle
L'esclavage en terre d'islam



Après la mort du prophète Mahomet et la soumission de la péninsule arabe, les musulmans conquièrent les rives méridionales et orientales de la Méditerranée. Multipliant les prises de guerre, ils prolongent dans ces régions l'esclavage à la mode antique. Ils inaugurent aussi une longue et douloureuse traite négrière qui va saigner l'Afrique noire jusqu'à la fin du XIXe siècle.

L'esclavage en terre d'islam est hélas une réalité qui dure comme le montre l'anthropologue Malek Chebel.


Islam et esclavage

Le Coran, texte sacré de l'islam, entérine l'existence de l'esclavage (voir la sourate XVI, Les abeilles) tout comme d'ailleurs les textes bibliques. Notons que le premier muezzin désigné par le Prophète pour l'appel à la prière est un esclave noir du nom de Bilal originaire d'Éthiopie.

La loi islamique ou charia, qui s'appuie sur le Coran et les dits du prophète (hadiths), considère qu'en pays d'islam, seuls sont esclaves les enfants d'esclaves et les prisonniers de guerre. Elle autorise d'autre part la réduction en esclavage de quiconque provient d'un pays non musulman (si un esclave vient à se convertir, il n'est pas affranchi pour autant).

Très tôt, du fait de la rapidité même de leurs conquêtes, les Arabes se heurtent à une pénurie d'esclaves. Ils ne peuvent asservir les populations des pays soumis à leur loi et se voient donc dans l'obligation d'importer en nombre croissant des esclaves des pays tiers, qu'ils soient ou non en voie d'islamisation.

Comme les chrétiens du haut Moyen Âge, ils s'abstiennent de réduire en esclavage leurs coreligionnaires mais cette règle souffre de nombreuses transgressions et l'on ne rechigne pas à asservir des musulmans, notamment noirs, au prétexte que leur conversion est récente.


Une économie fondée sur l'esclavage

L'esclavage devient rapidement l'un des piliers de l'économie de l'empire abasside de Bagdad du fait de très nombreuses prises de guerre et de l'avènement d'une très riche bourgeoisie urbaine. Pour s'en convaincre, il n'est que de lire Les Mille et Une Nuits, un recueil de contes arabes qui se déroulent sous le règne du calife Haroun al-Rachid, contemporain de Charlemagne.

Les harems du calife et des notables de Bagdad se remplissent de Circassiennes. Il s'agit de femmes originaires du Caucase et réputées pour leur beauté ; ces belles esclaves ont continué jusqu'au XXe siècle d'alimenter les harems orientaux en concurrence avec les beautés noires originaires d'Éthiopie. Pour les tâches domestiques et les travaux des ateliers et des champs, les sujets du calife recourent à d'innombrables esclaves en provenance des pays slaves, de l'Europe méditerranéenne et surtout d'Afrique noire. Ces esclaves sont maltraités et souvent mutilés et castrés.

D'autres esclaves et eunuques sont employés comme soldats et chefs de guerre par les différentes dynasties musulmanes, du Maroc aux Indes. Ces esclaves-là accèdent parfois à des fonctions élevées et parfois au pouvoir suprême. Ainsi en est-il des fameux Mamelouks d'Égypte, que Bonaparte devra combattre en 1798.


Esclaves blancs en terre d'islam

Dans les premiers temps de l'islam, les notables de Bagdad s'approvisionnent en esclaves blancs auprès des tribus guerrières du Caucase mais aussi auprès des marchands vénitiens qui leur vendent des prisonniers en provenance des pays slaves, encore païens.

À la fin du Moyen Âge, comme le vivier slave s'épuise du fait de la christianisation de l'Europe orientale, les musulmans se tournent vers les pirates qui écument la Méditerranée. Ces derniers effectuent des razzias sur les villages côtiers des rivages européens. Le souvenir des combats livrés par les habitants à ces pirates perdure dans... la tête de prisonnier maure qui sert d'emblème à la Corse.

On évalue à plus d'un million le nombre d'habitants enlevés en Europe occidentale entre le XVIe et le XVIIIe siècle, au temps de François 1er, Louis XIV et Louis XV. Ces esclaves, surtout des hommes, sont exploités de la pire des façons dans les orangeraies, les carrières de pierres, les galères, les chantiers,... d'Afrique du nord. Des organisations chrétiennes déploient beaucoup d'énergie dans le rachat de ces malheureux, tel Miguel de Cervantès.

En Europe orientale et dans les Balkans, pendant la même période, les Ottomans prélèvent environ trois millions d'esclaves. Mais l'expansion européenne, à partir de la fin du XVIIIe siècle, met fin à ces razzias.


Esclaves noirs en terre d'islam

Si la traite des esclaves blancs a rapidement buté sur la résistance des Européens, il n'en a pas été de même du trafic d'esclaves noirs en provenance du continent africain.

La traite arabe commence en 652, vingt ans après la mort de Mahomet, lorsque le général arabe Abdallah ben Sayd impose aux chrétiens de Nubie (les habitants de la vallée supérieure du Nil) la livraison de 360 esclaves par an. Elle ne va cesser dès lors de s'amplifier. Les spécialistes évaluent de douze à dix-huit millions d'individus le nombre d'Africains victimes de la traite arabe au cours du dernier millénaire, du VIIe au XXe siècle, soit à peu près autant que la traite européenne à travers l'océan Atlantique, du XVIe siècle au XIXe siècle.

Le trafic suit d'abord les routes transsahariennes. Des caravanes vendent, à Tombouctou par exemple, des chevaux, du sel et des produits manufacturés. Elles en repartent l'année suivante avec de l'or, de l'ivoire, de l'ébène et... des esclaves pour gagner le Maroc, l'Algérie, l'Égypte et, au-delà, le Moyen-Orient. Au XIXe siècle se développe aussi la traite maritime entre le port de Zanzibar (aujourd'hui en Tanzanie) et les côtes de la mer Rouge et du Golfe persique.

Le sort de ces esclaves, razziés par les chefs noirs à la solde des marchands arabes, est dramatique. Après l'éprouvant voyage à travers le désert, les hommes et les garçons sont systématiquement castrés avant leur mise sur le marché, au prix d'une mortalité effrayante, ce qui fait dire à l'anthropologue et économiste Tidiane N'Diyae : «Le douloureux chapitre de la déportation des Africains en terre d'Islam est comparable à un génocide. Cette déportation ne s'est pas seulement limitée à la privation de liberté et au travail forcé. Elle fut aussi - et dans une large mesure- une véritable entreprise programmée de ce que l'on pourrait qualifier d' "extinction ethnique par castration"» .

Les contes des Mille et Une Nuits, écrits au temps du calife Haroun al-Rachid (et de Charlemagne), témoignent des mauvais traitements infligés aux esclaves noirs et du mépris à leur égard (bien qu'ils fussent musulmans comme leurs maîtres). Ce mépris a perduré au fil des siècles. Ainsi peut-on lire sous la plume de l'historien arabe Ibn Khaldoun (1332-1406): «Les seuls peuples à accepter l'esclavage sont les nègres, en raison d'un degré inférieur d'humanité, leur place étant plus proche du stade animal». Ces propos, notons-le, précèdent de deux siècles la traite atlantique des Occidentaux.


Esclavage et décadence

Les contingents très importants de main-d'oeuvre servile ont contribué à la stagnation économique et sociale du monde musulman. Ils ont causé aussi de nombreux troubles. C'est ainsi qu'à la fin du IXe siècle, la terrible révolte des Zendj (ou Zenj, d'un mot arabe qui désigne les esclaves noirs), dans les marais du sud de l'Irak, a entraîné l'empire de Bagdad sur la voie de la ruine et de la décadence.

«Comparé à la traite des Noirs organisée par les Européens, le trafic d'esclaves du monde musulman a démarré plus tôt, a duré plus longtemps et, ce qui est plus important, a touché un plus grand nombre d'esclaves», écrit en résumé l'économiste Paul Bairoch (*). Cet auteur, ainsi que Tidiane N'Diaye, rappelle qu'il ne reste plus guère de trace des esclaves noirs en terre d'islam en raison de la généralisation de la castration, des mauvais traitements et d'une très forte mortalité, alors que leurs descendants sont au nombre d'environ 70 millions sur le continent américain.

Notons le parallèle avec les États arabes du Golfe Persique qui recourent massivement à des travailleurs étrangers tout en empêchant ceux-ci de faire souche sur place...

http://www.herodote.net/histoire/synthese.php?ID=12
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MessageSujet: Re: L'esclavage islamique   Dim 5 Oct - 12:19




Citation:


Présentation de l'éditeur

" Les Arabes ont razzié l'Afrique subsaharienne pendant treize siècles sans interruption. La plupart des millions d'hommes qu'ils ont déportés ont disparu du fait des traitements inhumains. Cette douloureuse page de l'histoire des peuples noirs n'est apparemment pas définitivement tournée. La traite négrière a commencé lorsque l'émir et général arabe Abdallah ben Saïd a imposé aux Soudanais un bakht (accord), conclu en 652, les obligeant à livrer annuellement des centaines d'esclaves. La majorité de ces hommes était prélevée sur les populations du Darfour. Et ce fut le point de départ d'une énorme ponction humaine qui devait s'arrêter officiellement au début du XXe siècle. "

Biographie de l'auteur

L'anthropologue et économiste Tidiane N'Diaye est l'un des grands spécialistes des civilisations négro-africaines et de leurs diasporas. Il est l'auteur de nombreux ouvrages sur ce sujet.

http://www.amazon.fr/g%C3%A9nocide-voil%C3%A9-Enqu%C3%AAte-historique/dp/2070119580
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MessageSujet: Re: L'esclavage islamique   Dim 5 Oct - 16:14

A voir ce très bon documentaire:

http://fr.sevenload.com/pl/ow5Mf7m/455x364/swf
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MessageSujet: Re: L'esclavage islamique   Dim 5 Oct - 16:43

Les esclaves de Muhammad:


Ibn Kathir, Sira 895-913

1-Il avait deux esclaves (femmes), dont l’une était Maria bint Shamûn la copte que lui avait offert le maître d’Alexandrie, Juraydj ibn Minâ, en compagnie de sa sœur Shirîn.
Il lui avait offert aussi avec elle un esclave castré du nom de Mabûr. Le prophète accepta ces cadeaux et prit Maria comme concubine. Elle était originaire d’un village d’Egypte du nom de Hufn dans la région d’Ansina.
Sous son règne, Moâwiyya ibn Abu Sufyan exempta les habitants de ce village des impôts pour les honorer du fait de Maria ait mis au monde un garçon du prophète, à savoir Ibrahîm.
On rapporte que Maria était belle et avait la peau blanche. Le prophète l’aima et lui montra beaucoup d’égards, surtout après qu’elle eut mis au monde son fils, Ibrahîm.
Quant à sa sœur Shirîn, le prophète l’a donnée à Hassân ibn Thâbit qui l’épousa et à qui elle donna son fils, Abd ar Rahmân.
Pour ce qui est de l’esclave castré, en l’occurrence Mabûr, on rapporte qu’il entrait et sortait chez Maria et Shirin sans permission, comme c’était l’habitude chez les anciens égyptiens. Certaines personnes se mirent à spéculer sur cela, sans savoir que Mabûr était castré, jusqu’à ce que cela fut découvert.
Quant à la mule, on rapporte que le prophète, l’avait utilisée pour ses déplacements. Il l’avait montée vraisemblablement lors du jour de Honayn. Cette mule a vécu longtemps jusqu’au califat de l’imam Ali. Après sa mort, elle échut à Abdallah ibn Jafar

2-Il y a avait aussi Rayhana bint Zayd des banu Nadhir ou des Banu Qurayza.
…Rayhana bint zayd faisait partie des banu Nadhir. Elle fut prise comme captive. Le prophète lui proposa d’embrasser l’islam mais elle préféra rester dans le judaïsme. Il se détourna alors d’elle et la laissa. Il appela Saya et lui parla. Celle-ci lui dit:
-Ô toi pour qui je rachèterai mon père et ma mère, elle finira par embrasser l’islam.
Il alla ensuite la voir et lui dit:
-Ne suis pas ton peuple! Tu vois ce que leur a apporté Huyay ibn Akhtab? Embrasse l’islam et le prophète te prendra comme épouse.


Parmi ses esclaves hommes, citons :

1. Ussama ibn Zayd ibn Hâritha.
On l’appelle aussi Abu Yazîd et Abu Mohammed, l’esclave affranchi et le fils de l’esclave affranchi du prophète, son bien-aimé et le fils de son bien-aimé. Sa mère s’appelait Umm Aymen Baraka. Elle était la nourrice du prophète dans son enfance et parmi ceux qui avaient cru en lui après la révélation.
Le prophète a confié à Ussama le commandement de l’armée musulmane, alors qu’il avait dix huit ou dix neuf ans. Dans cette armée se trouvait Omar ibn El Khattâb ainsi qu’Abu Bakr, selon une autre version.
Le prophète l’aimait beaucoup et disait selon Aïsha : Celui qui aime Allah et son messager, qu’il aime Ussama ibn Zayd.
Il est mort en l’an cinquante quatre de l’Hégire ou en l’an cinquante huit selon une autre version. Les auteurs des recueils authentiques ont rapporté des hadiths qu’il avait transmis.

2. Aslim ou Hurmuz Abu Râfi, le copte
Il avait embrassé l’islam avant la bataille de Badr, mais il n’y avait pas pris part, car il était à la Mecque chez ses maîtres de la famille d’al Abbâs. Il fabriquait des coupes à la Mecque, et on a vu son récit, plus haut, avec Abu Lahab et sa conversion à l’Islam après la victoire de Badr.
Il a émigré, ensuite, et a participé à la bataille d’Ohod et aux autres expéditions. Il était lettré et avait exercé comme scribe chez Alî ibn Abu Tâlib. Il avait participé à la conquête de l’Egypte sous le règne de Omar.

3. Ansa ibn Ziyyâd Abu Mishrah :
Il était appelé Abu Misrah. Ayant émigré à la Mecque, parmi les premiers musulmans, il avait participé à Badr, d’après ce qu’a rapporté Arwa, Ezzuhrî, Mussa ibn Oqba, Mohammed ibn lshâq et autres. Al Wâqidi rapporte qu’il est mort sous le règne d’Abu Bakr.

4. Ayman ibn Obayd ibn Zayd :
Il est le fils d’Umm Ayman et le frère d’Ussama par sa mère.
…Il était de ceux qui sont restés fermes le jour de Honayn. On rapporte que c’est à son sujet et au sujet de ses compagnons qu’est descendue la parole du Très-Haut: Que celui qui espère la rencontre de son Seigneur, doit accomplir de bonnes actions et n’associer personne dans l’adoration de son Seigneur .
Eshâfii a rapporté qu’il était mort en martyr le jour de Honayn.

5. Tahmân, appelé aussi Dhakwân ou Badhâm:
Il a rapporté le hadith suivant du prophète: L’aumône ne m’est pas permise ainsi qu’aux membres de ma famille l’esclave d’un peuple fait partie d’eux.
Ce hadith a été rapporté par al Baghwi d’après Umm Kalthûm, la fille de l’imam Ali qui a dit: Un des esclaves du prophète du nom de Tahmân m’a rapporté ceci….
Et elle mentionna ce hadith.

6. Thawbân ibn Budjud :
Il est originaire d’Esserra, un endroit situé entre la Mecque et le Yémen. Capturé au temps de la jâhiliyya, il fut acheté par le prophète, qui le fit affranchir et lui laissa le choix entre revenir parmi son peuple ou demeurer avec lui et être considéré comme un membre de sa famille. Il choisit de rester avec le prophète, et ne le quitta plus jusqu’à sa mort. Il est mort, lui, à Homs en l’an quarante ou cinquante de l’Hégire.

7. Hanîn le domestique du prophète.
Il était le grand-père d’Ibrahîm ibn Abdallah ibn Hanîn. Il était au service du prophète, et lui faisait ses ablutions. Il prenait l’eau des ablutions, qui restait, et l’apportait à ses compagnons qui la buvaient ou s’en lavaient les membres. Un jour, il prit l’eau restante et la mit dans un flacon qu’il garda pour lui. Ses compagnons s’en plaignirent auprès du prophète, qui lui demanda:
-Que fais- tu ?
Je le garde pour le boire, ô Messager d’Allah ! Lui répondit-il.
Le prophète dit alors à ses compagnons :
-Avez-vous vu un jeune homme qui ait recensé ce qu’a recensé celui-ci ?
Le prophète l’a offert à son oncle al Abbâs qui l’a affranchi.

8. Abu Râfi:
Abu Bakr ibn Abu Khaytham a dit: Il était l’esclave d’Abu Uhayha Sayd ibn El As l’aîné. Ses fils en héritèrent. Trois d’entre eux l’affranchirent et il participa avec eux à Badr. Ils furent tués tous les trois. Abu Râfi acheta ensuite le reste des parts des fils de Sayd son maître, sauf la part de Khâlid ibn Sayd. Ce dernier offrit sa part au prophète, qui l’accepta et affranchit Abu Râfi.
Il disait alors:
-Je suis l’esclave du prophète.
Ses enfants disaient la même chose.

9. Rabbâh al-Aswad
Il faisait entrer les gens chez le prophète. C’est lui qui avait donné la permission à Omar d’entrer chez le prophète lorsque ce dernier avait pris l’engagement de s’isoler un mois de ses épouses.

10. Ruwayfi:
Mussab ibn Abdallah az Zubaytî et Abu Bakr ibn Khaytham l’ont mentionné parmi les esclaves, en disant :
-Son fils est venu chez Omar ibn Abd El Azîz, sous son règne, et celui-ci lui prescrivit une pension. On rapporte, en effet, que Omar ibn Abd El Azîz prenait grand soin des esclaves du prophète, et les honorait.

11. Zayd ibn Hâritha al Kalbi.
Nous avons parlé de lui, lors de sa mort à Muta, et ce au mois de jumâda de l’an huit, quelques mois avant la conquête de la Mecque. Il était le premier émir de l’expédition, suivi de Jafar puis de Abdallah ibn Rawâha.
Aïcha a dit à ce sujet: A chaque fois que le prophète envoyait Zayd ibn Hâritha en expédition, il lui donnait le commandement. Et s’il avait vécu après lui, il l’aurait choisi comme calife.

12. Zayd Abu Yassâr :
El Baghwi a dit dans son “lexique des compagnons” (…) Mon père m’a rapporté d’après mon grand-père qui a dit : “J’ai entendu le prophète dire : Celui qui dit : “Je demande pardon à Allah en dehors duquel il n’y a aucun dieu, le Vivant et le Subsistant par Lui-même et je me repens à Lui”, il lui sera pardonné ses péchés même s’il tourne les talons lors de la rencontre de l’ennemi”.

13. Safina Abu Abd ar Rahmân :
Il s’appelait Mahrân ou Rumân, et le prophète l’a surnommé Safina. Il sera connu sous ce nom.
Il était l’esclave d’Um Salama qui l’affranchit à la condition qu’il soit au service du prophète, jusqu’à sa mort. Il accepta en lui répondant: Même si tu n’avais pas exigé cela de moi, je ne l’aurais pas quitté
On rapporte qu’il faisait partie des Perses.
(…) Le prophète a dit: Le califat durera dans ma communauté trente ans, puis il y aura une royauté après cela.
Safina m’a dit ensuite : Compte les années du califat d’Abu Bakr, puis celles de Omar, puis celles de Uthmân, puis celles de Alî. Nous les avons comptées et nous avons trouvé qu’elles se montaient à trente ans.
J’ai dit à Sad : Où as-tu trouvé Safina ?
Il m’a répondu : je l’ai trouvé à l’intérieur d’un palmier à l’époque d’al Hajjâj. Je suis resté avec lui pendant trois nuits à l’interroger sur les hadiths du prophète.
Je lui ai dit:
-Comment t’appelles-tu ?.
Il m’a répondu :
-Le prophète m’a surnommé Safina.
-Pourquoi t’a-t-il surnommé Safina ? lui ai-je demandé.
Il a répondu:
-Le prophète est parti en voyage avec ses compagnons lorsque leurs bagages les ayant alourdis, il m’a dit: “Etends ton manteau”. Je l’ai étendu. Ils ont déposé alors leurs bagages dans mon manteau puis me l’ont mis sur mes épaules. Le prophète m’a dit : “Porte cela car tu es Safina (un bateau). Or, si j’avais porté, ce jour-là, la charge d’un chameau, de deux, trois, quatre, cinq, six ou sept chameaux, cela ne m’aurait pas alourdi.
(…)
El-Baghoui a rapporté aussi d’après Harûn ibn Abdallah, d’après Ali ibn Asim, d’après Abu Rayhâna, d’après Safina le domestique du prophète qui a dit: J’ai rencontré un jour un lion dans le désert et je lui ai dit:
-Je suis Safina le domestique du prophète. Il frappa alors le sol de sa queue et s’accroupit par terre.

14. Salmân al Fârsi Abu Abdallah.
Il est d’origine perse. Les circonstances l’ont mené à devenir l’esclave d’un juif de Médine. Lorsque le prophète émigra à Médine, Salmân embrassa l’Islam et le Prophète l’aida à s’affranchir de son maître juif. Il fut attribué dès lors au prophète Celui-ci a dit: “Selmâne fait partie de nous, les membres de la famille”.
Nous avons montré, plus haut, la manière dont il est venu à l’islam et comment il est arrivé jusqu’à Médine. Il est mort en l’an trente cinq, à la fin du règne de Uthmân ou au début de l’année trente six.

15. Shuqrân, l’abyssin.
Son nom est Sâlih ibn ‘Adiy. Le prophète l’a hérité de son père. Mussab az Zubayri a dit qu’il appartenait à Abd ar Rahmân ibn Awf qui l’a offert au prophète. Il a participé à Badr et à d’autres expéditions.
C’est lui qui avait mis la cape en velours dans la tombe du prophète avant qu’on y mette son corps.
On a vu, en effet, plus haut, qu’il avait participé au lavage mortuaire du prophète et avait mis la cape en velours dans sa tombe en disant:
-Par Allah, personne ne la portera après toi.

16. Dhumayra ibn Abu Dhamira El Himayri
Il fut capturé à l’époque de la jâhiliyya et fut acheté par le prophète qui l’affranchit. Mussab az Zubayrî a dit: Il avait une maison à al Baqi et des enfants.
Abdallah ibn Wahb a rapporté d’après ibn Abu Dûb, d’après Hussein ibn Abdallah ibn Dhumayra, d’après son père, d’après son grand-père Dhamira qui a dit: Le prophète est passé devant Umm Dhamira qui pleurait. Il lui a dit:
-Pourquoi pleures-tu ? As-tu faim ? As-tu froid ?
Elle lui a répondu:
-On m’a séparé de mon fils, ô Messager d’Allah!
Il s’est exclamé alors :
-On ne sépare pas une femme et son enfant.
Il envoya chercher ensuite celui qui avait pris Dhamira et l’acheta de lui. Ensuite, il l’affranchit avec sa mère et leur laissa le choix de demeurer avec lui ou de revenir chez eux. Ils restèrent avec lui.

17. Ubayd le domestique du prophète.
Abu Dâwud at Tayâlisi a rapporté d’après Shuba, d’après Sulaymân at Timi, d’après Sheikh qui a dit: Ubayd le domestique du prophète, a été interrogé en ces termes: Le prophète ordonnait-il une prière en dehors des prières prescrites ?
Il m’a répondu:
-Une prière surérogatoire entre la prière du coucher du soleil et celle de la nuit.
ibn Asâkir a rapporté (…): Le prophète a appelé deux femmes qui étaient en état de jeûne et qui médisaient des gens et leur a dit: “Vomissez !”. Elles ont vomi alors du pus, du sang et de la viande fraîche. Il a dit ensuite :
-Ces deux femmes ont jeûné sur ce qui est licite et ont rompu le jeûne avec ce qui est illicite.

18. Fudhâla.
Omar ibn Abd el Azîz a envoyé un message à Abu Bakr Mohammed ibn Amir ibn Hazin en lui demandant de lui chercher les femmes et les hommes qui ont servi le prophète. Il lui répondit en ces termes: il y a Fudhâla le yéménite qui vit depuis en Syrie.

19. Qafiz.
…Le prophète avait un esclave qui s’appelait Qafiz.

20. Kirkara.
…Le prophète avait avec lui un domestique du nom de Kirkara. Lorsqu’il mourut, il dit à son sujet:
-Il sera au feu.
On fouilla ses bagages et on trouva une cape qu’il avait prise du butin.
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Abd Al Massih
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MessageSujet: Re: L'esclavage islamique   Dim 5 Oct - 16:44

21. Kaysân.
…Un domestique du prophète du nom de Kaysân m’a rapporté que le prophète a dit:
-Il nous a été interdit à nous, les membres de la maison de manger ce qui provient de l’aumône. Et comme nos esclaves font partie de nous, tu ne dois pas manger de ce qui provient de l’aumône.

22. Mabûr, le copte castré.
Il fut offert au prophète par le maître d’Alexandrie avec Maria, Shirin et la mule. Nous avons parlé de lui plus haut.

23. Midam.
C’était un noir originaire de Hismâ que Rifâ’ ibn Zayd El Judhâmi avait offert au prophète. Il est mort du vivant du prophète et ce après le retour des musulmans de Khaybar. Lorsqu’ils arrivèrent à Wadî al Qurâ, Midam qui faisait descendre les bagages de la chamelle du prophète reçut une flèche perdue qui le tua. Les gens dirent :
-Félicitations pour lui pour le martyr.
Mais le prophète leur dit:
-Non, par Celui qui tient mon âme dans sa main, la tunique qu’il a prise du butin de Khaybar le brûlera !
En entendant cela, un homme arriva avec un lacet ou deux lacets. Le prophète dit alors :
-Un lacet en feu ou deux lacets en feu”.

24. Nâfa:
…d’après Nâfa, l’esclave du prophète qui a dit: J’ai entendu le prophète dire : Ne peuvent entrer au paradis un vieillard fornicateur, un pauvre orgueilleux et un homme qui reproche ses faveurs.

25. Nufay.
Il est appelé aussi Masrûh. Le plus exact est Nâfa ibn El Hârith ibn Kalda.
Il est descendu, avec un groupe d’esclaves, de la forteresse de Ta’if, et le prophète les a affranchis.
Abu Nuaym a dit qu’il était un homme vertueux et que le prophète a fraternisé entre lui et Abu Barza El Aslami.
Il est mort en l’an cinquante et un ou cinquante deux de l’Hégire.

26. Wâqid ou Abu Wâqid.
…d’après Wâqid qui a dit: Le prophète a dit : Celui qui obéit à Allah aura évoqué Allah, même si sa prière, son jeûne et sa récitation du Coran ne sont pas considérables. Et celui qui désobéit à Allah, ne l’aura pas évoqué, même si sa prière, son jeûne et sa récitation du Coran sont considérables.

27. Hishâm.
… d’après Hichâm, l’esclave du prophète qui a dit : Un homme est venu voir le prophète, et lui a dit :
-Ô Messager d’Allah ! Ma femme ne repousse aucune main qui la touche”.
Il lui a répondu :
-Divorce d’elle !
L’homme a dit :
-Elle me plait.
Il lui a répondu:
-Jouis alors avec elle.

28. Yassâr :
Al Wâqidi a rapporté d’après Yàqûb ibn Utba que le prophète l’a pris le jour de Karkara al Kudr et l’a affranchi, car il a vu qu’il faisait la prière avec dévotion.

29. Abu al Hamrâ, l’esclave et le domestique du prophète.
Il fut pris comme captif à l’époque de la jâhiliyya.
…Je suis resté à Médine pendant sept mois, et j’ai vu le prophète venir devant la porte de Ali et de Fâtima, chaque matin, en disant :
-La prière, la prière ! Allah veut éloigner de vous la souillure gens de la maison et vous purifier.

30. Abu Salama, le berger du prophète.
On l’appelle aussi Abu Sallâm et Hurayth.
…d’après Abu Salama le berger du prophète qui a dit: J’ai entendu le prophète dire: “Celui qui rencontre Allah en témoignant qu’il n’y a de dieu qu’Allah et que Mohammed est le Messager d’Allah, qui croit en la résurrection et en le jugement dernier, entrera au paradis”.

31. Abu Safiyya.
Abu Safiyya s’asseyait sur une natte puis apportait un panier en roseau dans lequel se trouvaient de petits cailloux. Il louait alors Allah avec ces petits cailloux jusqu’au milieu de la journée. Après avoir fait la première prière, il continuait à louer jusqu’au soir.

32. Abu Dhamira
Il est le père de Dhaelra cité plus haut et l’époux d’Um Dhamira. Le prophète lui a laissé le choix ainsi qu’à sa famille de rester avec lui et de faire partie des membres de sa maison ou de rejoindre leur peuple, mais ils ont préféré rester avec lui. Il leur a écrit alors un document en recommandant aux musulmans de les traiter avec bienveillance où qu’ils soient.

33. Abu Ubayd :
…d’après Abu Ubayd qui rapporte avoir préparé au prophète une marmite dans laquelle se trouvait de la viande de mouton. Le prophète m’a dit:
-Donne-moi son épaule.
Je la lui ai donnée. Il m’a dit de nouveau :
-Donne-moi son épaule”.
Je la lui ai donnée. Il m’a dit de nouveau:
-Donne-moi son épaule.
Je lui ai dit alors :
-”Ô Messager d’Allah, combien d’épaules un mouton a-t-il ?
Il a répondu :
-Par celui qui tient mon âme dans sa main, si tu t’étais tu, tu m’aurais donné autant d’épaules que je t’en aurais données.

34. Abu Asîb ou Abu Asîm
…J’ai entendu Abu Asîb, l’esclave du prophète dire : Le prophète a dit : Gabriel est venu à moi avec la fièvre et la peste. J’ai gardé la fièvre avec moi à Médine et j’ai envoyé la peste en Syrie. La peste est un témoignage en faveur de ma communauté et une miséricorde pour eux et elle est une infamie pour l’incroyant.

35. Abu Kebcha El Anmâri.
On a divergé au sujet de son nom. Certains ont dit qu’il s’appelait Sulaym, et d’autres Amir ibn Sa’d. Il est originaire de Dûs. Il a participé à la bataille de Badr.
Il est mort le jour où Omar a été investi comme calife, au mois de jumada et thâni, de l’an treize de l’Hégire.
(…)

36. Abu Muwayhiba :
Il est originaire de Muzayna. Le prophète l’a acheté et affranchi.
(…) Abu Muwayhiba a assisté à l’expédition d’El Muraysi. C’était lui qui guidait le chameau portant le palanquin de Aïsha.
On a rapporté, plus haut, comment il est parti avec le prophète au cimetière d’al Baqi quelques jours avant sa mort


Ses esclaves femmes

1. Amatallah bint Ruzayna
A vrai dire, l’honneur du compagnonnage avec le prophète revient à sa mère Ruzayna comme nous le verrons plus loin.
…d’après Amatallah, l’esclave du prophète qui a dit: “Lorsque Safiyya est tombée captive entre les mains des musulmans, le jour de Quraydha et de Nadhîr, le prophète l’a affranchie et lui a donné Ruzayna la mère d’Amatallah comme esclave.

2. Umayma :
ibn El Athir a dit qu’elle était l’esclave du prophète.
Jubayr ibn Nufayr a rapporté qu’elle était en train de faire ses ablutions au prophète, lorsqu’un homme est entré chez celui-ci et lui a dit: “Fais-moi une recommandation ?
Il lui a répondu:
-N’associe jamais rien à Allah, même si tu es découpé en morceaux ou que tu es brûlé. Ne délaisse jamais une prière volontairement, car celui qui la laisse volontairement, Allah ne lui donnera aucune garantie, ni Son Messager. Ne bois rien qui enivre, car c’est l’origine de tout péché. Ne désobéis pas à tes parents, même s’ils t’ordonnent d’abandonner ton épouse et tes biens.

3. Barqa umm Aymen, la mère d’Ussama ibn Zayd ibn Hâritha:
Elle s’appelle Barka bint Thalaba ibn Amir ibn Numân, l’éthiopienne. Elle est plus connue sous le nom d’Umm Ayman, son fils de son premier époux Ubayd ibn Zayd l’éthiopien. Elle fut épôusée, ensuite, par Zayd ibn Hâritha à qui elle donna Ussama ibn Zayd.
Elle a fait les deux émigrations. Elle était la nourrice du prophète avec sa mère Amina bint Wahb. Le prophète a hérité d’elle de son père, comme l’a rapporté al Wâqidi.
On rapporte qu’elle est morte cinq ou six mois après le prophète.
(…)

4. Burayra
Elle était l’esclave de la famille d’Abu Ahmed ibn Jahsh avant d’être rachetée par Aïsha qui l’affranchit.

5. Khadhra :
ibn Mundah l’a mentionnée en ces termes : Fâyd, le domestique de Ubaydellah nous a rapporté d’après Ubaydellah ibn Alî ibn Abu Râfi, d’après sa grand-mère Selma qui a dit: J’étais la servante du prophète, ainsi que Khadhra, Radhwa et Maymûna bint Sad. Le prophète nous a toutes affranchies.

6. Khulaysa, la servante de Hafsa bint Omar.
… d’après Khoulaysa, la servante de Hafsa, au sujet du récit de Hafsa et de Aïsha avec Sawda bint Zuma et de leur plaisanterie avec elle, en lui disant que l’Antéchrist venait d’apparaître. Sawda se réfugia alors dans une pièce où elles allumaient le feu. Hafsa et Aïsha se mirent à rire ensuite du comportement de Sawda.
(…)

7. Khawla :
Elle était l’esclave du prophète, comme l’a rapporté ibn El-Athîr.
(…)

8. Ruzayna :
ibn Asâkir a dit: “A vrai dire, elle appartenait à Safiyya bint Huyey et elle était au service du prophète. On a vu, dans la biographie de sa fille Amatallah que le prophète avait donné Ruzayna à Safiyya bint Huyey comme dot. A partir de là, on déduit qu’elle lui appartenait à l’origine.

9. Radhwa :
ibn El Athîr a dit: Sayd ibn Bashir a rapporté d’après Qatâda, d’après Radhwa bint Kab, selon laquelle elle avait interrogé le prophète sur la femme en état de menstrues qui se teint au henné, et il lui a répondu: “Il n’y a aucun inconvénient à cela”.

10. Rayhâna bint Shamûn El Qurdhiyya ou Nadhriyya
Nous avons parlé d’elle après la mention de ses épouses.

11. Sâyba :
Elle a rapporté de la part du prophète un hadith sur les objets trouvés, comme l’a rapporté ibn El-Athîr dans “El-Ghâba”.

12. Sadisa El Ansâriyya :
On rapporte qu’elle fut l’esclave de Hafsa bint Omar. Elle a rapporté de la part du prophète le hadith suivant:
Depuis que Omar a embrassé l’islam, à chaque fois que le diable le voyait, il tombait face contre terre.

13. Sallâma, la nourrice d’Ibrahîm, le fils du prophète.
Elle a rapporté un hadith sur les mérites de la grossesse, de l’allaitement et des veillées. Le hadith fut transmis par Abu Nu’aym d’après Anas.

14. Salma Um Râri.
Al Wâqidi rapporte qu’elle a dit: J’étais la servante du prophète ainsi que Khadhra, Radhwa et Maymûna bint Sa’d. Le prophète nous a toutes affranchies.
(…)
Mussab az Zubayri rapporte qu’elle a participé à la bataille de Hunayn.
Elle a vécu après le prophète et a assisté à la mort de Fâtima, dont elle a procédé au lavage du corps avec son époux Ali et Asma bint Umays.

15. Shirine ou Sirine :
Elle est la sœur de Maria, la copte et la tante maternelle d’Ibrahîm, le fils du prophète. Le prophète l’offrit à Hassân ibn Thâbit qui l’épousa et à qui elle donna son fils, Abd Ar Rahmân.

16.Unqûda Um Marih, l’éthiopienne:
Elle est l’esclave de Aïsha. Elle s’appelait Anba et le prophète lui donna le nom de Unqûda. On rapporte aussi qu’elle s’appelait Ghafira.

17. Farwa, la nourrice du prophète.
Elle a rapporté que le prophète lui a dit : Lorsque tu te mets dans ta couche, récite: “Dis: ô les incroyants…” car elle est une immunité contre l’associationnisme.

18. Fiddha, la nubienne:
ibn al Athir a dit dans “El-Ghâba” qu’elle était l’esclave de Fâtima, la fille du prophète.

19. Layla, l’esclave de Aïsha.
On rapporte qu’elle avait dit au prophète “Ô Messager d’Allah, lorsque tu sors des latrines, et que j’y entre, je n’y vois rien, mais je sens l’odeur du musc ?
Il lui a répondu ainsi :
-Nous, les prophètes, nos corps poussent comme les âmes des habitants du paradis. Ce qui en sort comme mauvaise odeur est engloutie par la terre.

20. Maria, la copte, la mère d’Ibrahîm.
Nous avons vu sa biographie avec les autres mères des croyants. Cependant, ibn al Athîr a distingué entre elle et entre Maria Um er Ribâb qui était, dit-il, une esclave du prophète.

21. Maria, la servante du prophète.
Abu Bakr a rapporté d’après ibn Abbâs d’après El Muthanna ibn Sâleh, d’après sa grand-mère Maria, la servante du prophète qui a dit:Je n’ai jamais touché de main aussi douce que celle du prophète.
…Je ne sais pas s’il s’agit de la précédente ou pas.

22. Maymûna bint Sad.
…Maymoûna l’esclave du prophète a interrogé le prophète en ces termes : “Ô Messager d’Allah, parle-nous d’El-Qods ?
(…)

23. Maymûna bint Abu Unaysa :
…d’après Maymûna bint Abu ‘Unaysa qui a dit: Une femme de Hurayh est venue chez Aïsha et lui a crié : Ô Aïcha, viens à mon secours avec une invocation du prophète qui me redonnera sérénité et quiétude !
(…)

24. Umm Dhumayra, l’épouse d’Abu Dhumayra.
Nous avons parlé d’eux plus haut.

25. Umm Iyyâsh.
Le prophète l’a envoyée chez sa fille pour l’aider lorsqu’elle s’est mariée avec Othmân ibn Affân.
…d’après sa grand-mère Iyyâsh - elle était la servante du prophète, qui a dit que le prophète l’avait envoyée avec sa fille chez Othmân.
Elle ajoute : Je faisais fondre de la datte à Othmân, le matin, et il buvait son eau l’après-midi, et je lui faisais du jus, le soir, qu’il buvait le matin.
Un jour, il m’a dit :
-Est-ce que tu y mélanges quelque chose ?
-Oui, lui ai- je répondu.
-Ne le fais plus” m’a-t-il dit.

Ce sont là ses esclaves.
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L'esclavage islamique

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