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 Les expéditions, les batailles et les assassinats du Prophète

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Abd Al Massih
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MessageSujet: Re: Les expéditions, les batailles et les assassinats du Prophète   Mar 12 Jan - 13:11

26-Meurtre d’Abu Rafi

ibn Hisham , Conduite de l'envoyé d'Allah 714-6
Quand le combat de la tranchée et l’affaire des Banu Qurayza fut terminée , le problème de
Sallam ibn Abu Huqayq , connu sous le nom d’Abu Rafi apparut , en rapport avec le fait qu’il
avait fait assembler des tribus contre l’apôtre d'Allah. Les Aws avaient tué Kab avant Ohod à
cause de son aversion contre l’apôtre d'Allah et parce qu’il complotait contre lui , alors les
Khazraj ont demandé et obtenu la permission de tuer Sallam qui était à Khaybar.
Cinq hommes des Banu Salima , des Khazraj sont venus: Abdullah ibn Atik , Masud ibn
Sinan , Abdullah ibn Unays , Abu Qatada et Khuzay ibn Aswad , un allié des Aslam. A leur
départ , l’apôtre d'Allah nomma Abdullah ibn Atik comme leur chef , et il leur interdit de tuer
les femmes et les enfants. Ils arrivèrent à Khaybar et allèrent à la maison de Sallam de nuit ,
ayant bloqué toutes les portes des maisons tout autour. A ce moment , il était dans une pièce
à l’étage , et une échelle permettait d’y monter.
Ils montèrent par là , arrivèrent à la porte et demandèrent qu’on leur ouvre.
Sa femme vint et leur demanda qui ils étaient. Ils répondirent qu’ils étaient des Arabes à la
recherche de nourriture.
Elle leur dit que leur homme était là , et qu’ils pouvaient entrer.
Nous avons fermé la porte de la chambre sur elle , une fois entrés , de peur qu’elle ne nous
pose des difficultés. Sa femme hurla et le mit en garde contre nous , alors nous nous sommes
rués sur lui , avec nos sabres , alors qu’il était au lit. La seule chose qui nous guidait dans le
noir , c’était le blanc de son visage , comme un linge égyptien. Sa femme a hurlé , et l’un de
nous a voulu la frapper , mais il s’est souvenu de l’ordre de l’apôtre d'Allah de ne pas tuer de
femme , alors il a repoussé sa main ; sinon , nous en aurions fini avec elle cette nuit-là.
Nous l’avons frappé avec nos sabres , et Abdullah ibn Unays l’a percé avec le sien dans le
ventre , alors qu’il gémissait:
-“Qatni , Qatni” , soit “c’est assez... c’est assez....”.
Nous sommes sortis. Mais Abdullah ibn Atik , qui avait une mauvaise vue , et il est tombé de
l’échelle et s’est blessé gravement le bras (...) Alors nous avons dû le porter dans un de leurs
canaux d’irrigation. Les gens ont allumé des torches pour nous chercher , dans toutes les
directions , désespérant de nous trouver , et ils sont rentrés vers leur maitre et s’assemblant
alors qu’il était à l’agonie.
Nous nous sommes chacun demandés comment savoir si l’ennmi d’Allah était mort , et un
proposa d’aller voir. Il y est allé , en se mêlant aux gens. Il a dit:
-J’ai trouvé sa femme et des Juifs assemblés autour de lui. Elle avait une lampe à la main et
regardait son visage de près et leur a dit:
-Par Allah , j’ai du entendre la voix d’Abdullah ibn Atik. Mais je dois me tromper , parce que
je ne vois pas ce qu’Abdullah ibn Atik ferait ici...
Puis elle se retourna vers lui , et dit:
-Par le dieu des Juifs, il est mort!
Jamais je n’ai entendu de paroles plus douces...
Il revint et nous apporta ces nouvelles et nous avons emporté notre compagnon , nous l’avons
emmené vers l’apôtre d'Allah et nous avons dit que nous avions tué l’ennemi d’Allah. Nous
nous sommes disputés pour savoir qui l’avait tué , chacun revendiquant la paternité de l’acte.
L’apôtre d'Allah demanda à voir nos sabres et quand il les eut examinés , il déclara:
-C’est le sabre d’Abdullah ibn Unays qui l’a tué. J’ai vu des traces de nourritures dessus.

Tabari , Histoire des Prophètes et des Rois III 186
Sallam , surnommé Abu Rafi, était le chef des Juifs de Khaybar , et résidait dans cette ville.
C'était un homme considérable , très riche et maniant bien la parole. Il avait été lié d'amitié
avec Kab ibn Ashraf , et il faisait également des satires contre le prophète.
La population de Médine se composait de deux tribus , les Aws , les moins nombreux , et les
Khazradj. Ces deux tribus étaient en rivalité entre elles , et si l'une accomplissait quelque
action d'éclat , l'autre cherchait également à en accomplir. Les sept hommes qui avaient tué
Kab appartenaient tous à la tribu d'Aws. Alors les hommes de Khazradj se réunirent et dirent:
Il faut que nous aussi nous tuions un des principaux personnages des Juifs , pour être
agréables au prophète ; et ils résolurent de massacrer Abu Rafi , chef des Juifs de Khaybar ,
qui étaient les plus nombreux. Ils firent part de leur dessein au prophète , qui l'approuva. Huit
d'entre eux , des hommes jeunes et braves , se concertèrent , et , avant de partir , vinrent
trouver le prophète , qui les remercia et leur dit :
-Allez , mais ne tuez pas de femmes ni d'enfants.
Ces hommes partirent et arrivèrent à Khaybar au moment du coucher du soleil. Khaybar était
une forteresse telle qu'il n'y en avait pas de plus solide dans le monde ; elle se composait de
sept forts , l'un entourant l'autre , et chaque fort était muni d'une porte de fer. Au moment de
la prière du soir , où le gardien rentrait dans la forteresse , Abdallah ibn Onays , l'un des huit ,
recommanda à ses compagnons de se cacher derrière le mur , leur donna ses armes et leur
dit :
-Je vais chercher à m'introduire dans la forteresse ; tenez-vous à la porte ; quand je l'ouvrirai ,
vous entrerez.
Il alla se placer vis-à-vis de la porte , se couvrant la figure , comme quelqu'un qui fait ses
besoins. A ce moment , le gardien voulut fermer la porte , et , pensant que cet homme était
l'un des gens de la forteresse , il lui cria:
-Entre tout de suite , je vais fermer la porte , il est tard.
Abdallah se leva , ramassant ses vêtements , et la tête toujours couverte , pour que le gardien
ne put le reconnaitre , entra dans la forteresse et s'assit à un endroit où le gardien ne le voyait
pas. Chaque soir , après avoir fermé les sept portes , le gardien suspendait les sept clés
ensemble à un clou , à un endroit caché , et le lendemain matin celui qui , à l'intérieur , se levait
le premier pour sortir , prenait les clefs et ouvrait les portes , sans qu'il fut nécessaire d'appeler
le gardien. Abdallah avait été souvent à Khaybar et connaissait cette habitude. Le gardien
ayant suspendu les clefs , Abdallah attendit que l'on eut éteint les flambeaux.
Abu Rafi avait son appartement au milieu du fort , élevé au-dessus du sol. Il fallait y monter
par cinq marches. Les habitants du fort restèrent avec lui jusqu'à minuit , ensuite ils se
séparèrent et allèrent se coucher. Alors Abdallah prit les clefs , ouvrit les portes , et ses
compagnons entrèrent. Ils tirèrent leurs sabres et montèrent à l'appartement d'Abu Rafi qui
était couché avec sa femme. La porte de l'appartement était ouverte. Ils entrèrent , et
Abdallah ibn Onays , dirigea son sabre sur Abu Rafi. A ce moment , la femme se précipita
hors du lit et voulut crier. Abdallah ibn Atik , leva son sabre pour la frapper , mais , se
rappelant que le prophète leur avait recommandé de ne pas tuer les femmes , il lui dit :
-Si tu cries , je te frappe.
La femme se tint tranquille. Après qu'ils eurent tué Abu Rafi et qu'ils se furent retirés , la
femme donna l'alarme. Ils se précipitèrent en toute hate en bas de l'escalier ; mais Abdallah
ibn d’Atik , ayant manqué les marches , tomba sur le sol et se cassa la jambe. Il poussa des
cris de douleur , et ses compagnons , craignant qu'il ne restat là , le prirent sur leur dos et
l'emportèrent hors du fort.
Les gens de l'intérieur du fort accoururent tous de leurs maisons. Personne ne put dire qui
étaient les meurtriers. Avant que l'on eut allumé des flambeaux , les musulmans étaient déjà à
une certaine distance. Les gens du château vinrent trouver le gardien , qui dit :
-J'avais fermé les portes et réuni les clefs comme d'habitude.
Alors ils lui dirent:
-Ferme les portes ; peut-être Muhammad et ses compagnons sont-ils venus pour nous
surprendre ; il ne faut pas qu'ils puissent pénétrer dans le fort.
On ferma donc les portes , et personne n'osa sortir. Les musulmans dirent entre eux:
-Ne nous en allons pas avant d'avoir la certitude qu'Abu Rafi est mort.
Au matin , lorsqu'ils entendirent du fort le bruit des lamentations des femmes , ils surent qu'il
était mort , et partirent pour Médine , en emportant celui qui s'était cassé la jambe. Le
prophète fut très heureux ; il toucha l'homme blessé , qui fut guéri à l'instant même et se leva.
Les Juifs qui demeuraient tout autour de Médine furent dans la terreur devant le prophète. Ils
disaient:
-Quels sont ces hommes qui sont avec Muhammad , qui tuent les gens enfermés dans leurs
châteaux?
Ils vinrent tous pour faire la paix.

Waqidi , Livre des expéditions 25
Nous avons quitté Médine et voyagé jusqu’à atteindre Khaybar… L’apôtre d’Allah a
envoyé cinq d’entre nous , ibn Atik , ibn Unays , Abu Qatada , ibn Khuzay et ibn Sinan.
Nous avons atteint Khaybar et ibn Atik envoya chercher sa belle-mère en disant où il se
trouvait. Elle revint avec un sac rempli de dates sélectionnées et de pain. Nous en avons
mangé et il lui dit :
-Mère , c’est maintenant le soir , donne nous l’hospitalité dans ta maison , que l’on puisse
entrer dans Khaybar.
Sa belle-mère lui dit :
-Comment pourrais tu entrer dans Khaybar , alors qu’il y a là quatre cent guerriers ? Contre
qui en avez vous ?
Il répondit :
-Abu Rafi.
Elle dit :
-Vous serez incapable de l’atteindre.
Il dit :
-Par Allah , je vais le tuer ou je serai tué dans la tentative.
Alors elle dit :
-Alors viens avec moi dans la nuit.
Alors ils entrèrent avec elle , alors que les gens de Khaybar étaient endormis. Elle leur dit :
-Attaquez ensemble quand tout est calme… Les Juifs ne ferment pas leurs portes par
sécurité , de peur qu’un invité n’arrive durant la nuit , et quiconque arrive dans la cour ,
n’ayant pas encore reçu l’hospitalité , trouvera la porte ouverte et pourra entrer et souper.
Quand tout fut tranquille , elle dit :
-Allez voir Abu Rafi et demandez à le rencontrer… pour lui donner un présent , et ils vous
ouvriront.
Ils le firent…
Ils mirent en premier ibn Atik , parce qu’il parlait la langue juive, et ils demandèrent à être
admis auprès d’Abu Rafi ; sa femme est arrivée et a dit :
-Quelle est la nature de votre affaire ?
ibn Atik répondit , parlant la langue juive :
-Nous lui apportons un présent.
Elle ouvrit donc la porte , et quand elle vit son arme , elle se mit à hurler.
(Ils) poussèrent contre la porte pour permettre à ibn Atik de rentrer en premier. Elle essaya à
nouveau de crier , mais il l’a menaça de son sabre. Elle resta silencieuse un moment.
Je lui dis alors :
-Ou est Abu Rafi ? Dis moi , où je te frappe de mon sabre !
Elle dit :
-Il est dans la chambre. Nous sommes allés chez lui et nous ne pouvions le distinguer que par
la silhouette blanche , parce qu’il ressemblait à un vêtement à la mode égyptienne. Nous nous
sommes rués sur lui avec nos sabres ; sa femme se mit à hurler et l’un d’entre nous était sur le
point de la tuer mais il s’est souvenu que l’apôtre d’Allah a interdit de tuer les femmes.
Quand nous l’avons atteint , nous avons remarqué que le plafond était trop bas pour nous , et
nos sabres rebondissaient sur lui.
Je ne voyais rien à cause de l’obscurité de la nuit , mais je l’ai vu comme si c’était la lune. J’ai
appuyé mon sabre sur son ventre et quand je l’ai entendu qui touchait le lit , j’ai su qu’il était
mortellement atteint. Les autres ont continué à le frapper.
Alors nous sommes redescendu , mais Abu Qatada a oublié son arc. Ses compagnons lui ont
dit :
-Laisse ton arc !
Mais il est retourné et l’a récupéré. Il s’est foulé le pied et les autres ont du le porter. La
femme d’Abu Rafi a hurlé , et les gens de la maison ont entendu le cri après le meurtre…
Quand nous sommes revenus sur le chemin de Médine , chacun d’entre nous prétendait
l’avoir tué. Nous sommes allés voir le prophète , qui était sur le minbar. Quand il nous a vu ,
il dit :
-Soyez heureux !
Nous lui avons dit alors :
-Sois heureux !
Il dit :
-L’avez-vous tué ?
Nous avons répondu :
-Oui.
Et chacun a prétendu l’avoir fait.
Il dit alors :
-Apportez-moi vite vos sabres !
Nous lui avons apporté nos sabres. Il dit alors :
-Celui-ci l’a tué : il y a encore des traces de nourritures sur le sabre d’ibn Unays.


Bukhari , Sahih 64/16 , 1-3
L’apôtre d'Allah avait dépêché un petit groupe d'hommes contre Abu Rafi. Abdallah ibn Atik
entra dans sa demeure pendant qu'il dormait et le tua.
Al Bara ibn Azib a dit: l'apôtre d'Allah avait dépêché contre le juif Abu Rafi des hommes des
ansar , dont il avait donné le commandement à Abdallah ibn Atik. Cet Abu Rafi causait du
tort à l'Apôtre d'Allah et aidait ses ennemis contre lui. Il habitait un chateau lui appartenant
dans le Hedjaz. Quand les ansar approchèrent du chateau , le soleil venait de se coucher , et
tout le monde était rentré au gîte avec les troupeaux. Abdallah dit alors à ses compagnons:
-Restez ici , tandis que moi je me rendrai au château et chercherai à amadouer le portier afin
qu'il me fasse entrer dans le château.
Abdallah s'avança et , quand il fut près de la porte , il retroussa ses vêtements comme s'il
accomplissait un besoin naturel. Comme tout le monde était rentré , le portier cria :
-Eh! Abdallah , si tu veux entrer , dépêche-toi , car je vais fermer la porte.
-J'entrai donc , dit Abdallah , et me dissimulai.
Puis , tout le monde étant rentré , le portier ferma la porte et suspendit ensuite les clés à un
poteau.
-J'allai alors vers les clés , je les pris et ouvris la porte. A ce moment Abu Rafi faisait la
causerie du soir dans ses appartements situés à l'étage supérieur. Quand les gens avec qui il
avait causé furent partis , je montai chez lui , en ayant soin toutes les fois que j’ouvrais une
porte de la refermer sur moi pour qu'on ne put pas entrer , me disant que , de cette façon , si
les gens s'apercevaient de ma présence , ils ne pourraient pas arriver jusqu'à moi sans que je
les tue. Je parvins ensuite auprès de Abu Rafi qui se trouvait au milieu de sa famille dans une
pièce obscure. Comme je ne savais pas dans quelle partie de la pièce il se tenait je dis:
-Ô Abu Rafi!
-Qui est-là? demanda-t-il.
Alors je me précipitai dans la direction de la voix et assénai un coup de sabre , mais , dans
mon trouble , je n'arrivai pas à mes fins. Il poussa un cri et je sortis de la pièce , puis , après
avoir attendu un instant , j'y rentrai et lui dis :
-Que signifie ce cri , ô Abu Rafi ?
-Malheur à ta mère! s'écria-t-il , un homme était dans la pièce , qui m'a frappé tout à l'heure
d'un coup de sabre.
Je lui donnai un nouveau coup plus violent que le premier , mais sans réussir à le tuer. Alors je
lui plongeai la pointe de mon sabre dans le ventre et la fis ressortir par le dos. Sur de l'avoir
tué , je rouvris chaque porte l'une après l'autre et , parvenu à l'escalier , j'avançai le pied
croyant être arrivé au sol , mais , malgré la clarté de la lune , je tombai et me cassai la jambe.
Je la bandai avec mon turban et poursuivis ma marche jusqu'à la porte. Là , je m'assis en
disant :
-Je ne sortirai pas cette nuit avant d'être sur de l'avoir tué.
Quand le coq chanta , quelqu'un monta sur le mur et cria :
-J'annonce la mort de Abu Rafi , le négociant des gens du Hedjaz.
Alors j'allai rejoindre mes compagnons et leur dis:
-Sauvons-nous! Allah a tué Abu Rafi.
Revenu , auprès du prophète , je lui racontai l'aventure.
-Étends ta jambe , me dit-il.
J'étendis ma jambe ; il la frotta et il me sembla que je n’ avais jamais rien souffert de ce
membre-là.
al Bara ibn Azib a dit: Le prophète avait dépêché contre Abu Rafi Abdallah ibn Atik et
Abdallah ibn Otba avec quelques autres personnes. Ils se mirent en route et , arrivés près du
château , Abdallah ibn Atik dit à ses compagnons :
-Restez ici pendant que je vais aller à la découverte.
Abdallah raconta la suite en ces termes :
-Je cherchai à pénêtrer par ruse dans le château.
Or il était arrivé qu'un ane s'était égaré et qu'on était parti à sa recherche avec des torches.
Dans la crainte d'être reconnu , à ce moment je me recouvris la tête et les jambes comme si
j'accomplissais un besoin naturel. Puis le gardien de la porte ayant crié :
-Que ceux qui veulent rentrer , le fassent avant que je ne ferme la porter , alors j'entrai et me
dissimulai dans l'étable de l'âne qui était auprès de la porte du château.
Chez Abu Rafi on se mit à souper et à causer jusqu'à une certaine heure de la nuit , après quoi
chacun se retira dans sa chambre. Quand le bruit des voix eut cessé et que je n'entendis plus
le moindre bruit de pas , je sortis de ma cachette. J'avais remarqué que le gardien de la porte
avait placé les clés du château dans une lucarne. Je pris ces clés et ouvris la porte du château ,
me disant que si on s'apercevait de ma présence je m'en irais tranquillement. Ensuite je me
dirigeai vers les portes des chambres et les fermai extérieurement sur leurs habitants. Cela
fait , je gravis l'escalier qui menait à la chambre de Abu Rafi ; la pièce était obscure car on
avait éteint la lampe , en sorte que je ne savais pas où était mon homme.
-Eh! Abu Rafi , m'écriai-je.
-Qui est là? demanda-t-il.
Me dirigeant alors du côté de la voix , je le frappai. Il poussa un cri , mais le coup n'avait pas
produit l'effet attendu. Je m'avancai comme pour venir à son secours et lui dis en changeant le
son de ma voix :
-Qu'as-tu , ô Abu Rafi?
-Malheur à ta mère! s’écria t-il , n'es-tu pas étonné qu'un homme soit entré chez moi et m'ait
frappé de son sabre?
Je revins sur lui , le frappai une seconde fois sans plus de succès que la première fois. Il
poussa un nouveau cri et sa femme arriva. Je revins alors comme pour le secourrir en
changeant le son de ma voix et le trouvai renversé sur le dos. Je placai la pointe de mon sabre
sur son ventre et l'enfoncai en entendant le bruit de ses os qui se brisaient. Je sortis tout
troublé et lorsque , arrivé à l'escalier , je voulus descendre , je tombai et me déboitai le pied.
Je bandai mon pied et rejoignis à cloche-pied mes compagnons.
-Allez annoncer la bonne nouvelle à l envoyé d'Allah , leur dis-je. Quant à moi je ne bougerai
pas d'ici tant que je n'aurai pas entendu annoncer sa mort.
Aussitôt que le jour parut , une femme monta et cria :
- J'annonce la mort de Abu Rafi.
Aussitôt , je me levai et marchai sans boiter , si bien que je rejoignis mes compagnons avant
qu'ils ne fussent arrivés auprès du prophète , et je lui annonçai moi-même la bonne nouvelle.


ibn Sad , Tabaqat II 112-3
Abu Rafi avait exhorté les Ghatafan et les polythéistes d’Arabie des alentours à rassembler
une grande force pour combattre l’apôtre d'Allah. L’apôtre d'Allah envoya Abdallah ibn
Atik , Abdallah ibn Unays , Abu Qatada , al Aswad ibn Khuzay et Masud ibn Sinan avec
ordre de l’assassiner. Ils partirent à Khaybar et se cachèrent pour lui tenir une embuscade.
Quand tout fut calme , ils entrèrent dans sa maison et montèrent par l’escalier. Ils mirent en
avant Abdallah ibn Atik parce qu’il parlait la langue des Juifs. Il demanda que la porte soit
ouverte en disant:
-J’apporte un cadeau pour Abu Rafi.
Sa femme ouvrit la porte. Quand elle remarqua les armes , elle voulut crier. Ils la frappèrent
d’un coup de sabre , pour la faire taire. Ils pénétrèrent dans la maison , et le reconnurent à sa
peau blanche , comme un drap copte. Ils l’attaquèrent à coup de sabre.
ibn Unays a dit:
-J’étais dans l’obscurité alors je n’ai rien vu mais j’ai mis son sabre dans son ventre , et puis
j’ai appuyé dessus. J’ai entendu le bruit du sang qui giclait et j’ai pensé qu’il agonisait. Les
autres l’ont attaqué tous ensemble. Nous sommes descendus par l’escalier. Sa femme criait
comme les autres habitants de la maison.
Ils se cachèrent dans un canal de Khaybar. Abu Zaynab al Harith emmena 3000 hommes
avec des torches pour les poursuivre. Comme ils ne les ont pas trouvés , ils retournèrent chez
eux. Les musulmans restèrent deux jours dans leur cachette. Quand la traque cessa , ils
retournèrent à Médine. Chacun se vantait de l’avoir tué. Ils arrivèrent devant l’apôtre d'Allah
qui leur dit:
-Que votre figure soit favorisée.
Ils dirent:
-Que votre figure soit favorisée , ô apôtre d'Allah.
Ils l’informèrent de leur expédition.
Il prit leurs sabres , les examina. Il découvrit les traces de nourriture sur le bout du sabre
d’Abdallah ibn Unays et déclara que c’était lui qui l’avait tué.


http://www.islam-documents.org

Nombre d'assassinats: 4

Total des tués depuis le début du jihad: 99 infidèles - 166 musulmans


Abu Rafi faisait des satires sur Muhammad et montait les gens contre le prophète. Muhammad envoya donc un commando musulman pour l'assassiner ! Les sources sont contradictoires mais elles disent toute que la petite troupe musulmane est parvenue à tuer Abou Rafi.
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MessageSujet: Re: Les expéditions, les batailles et les assassinats du Prophète   Mar 12 Jan - 14:48

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MessageSujet: Re: Les expéditions, les batailles et les assassinats du Prophète   Mar 12 Jan - 14:49

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MessageSujet: Re: Les expéditions, les batailles et les assassinats du Prophète   Mar 12 Jan - 14:52

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MessageSujet: Re: Les expéditions, les batailles et les assassinats du Prophète   Mar 12 Jan - 14:53

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MessageSujet: Re: Les expéditions, les batailles et les assassinats du Prophète   Mar 12 Jan - 14:54

Je travail en ce moment sur le sujet du meurtre de Asmaa bint Marwan, encore un mensonge de plus. Je publierai des que c'est bon
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nilamitp



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MessageSujet: Re: Les expéditions, les batailles et les assassinats du Prophète   Mar 12 Jan - 16:31

Tiens danslemille, tu veux pas les mettre dans

http://www.islamajesus.com/les-autres-sources-islamiques-f4/commentaires-sur-les-expeditions-les-batailles-et-les-assas-t787.htm#4880

où sont postés tous les commentaires, réactions et réponses ?
tu perturbes notre lecture avec tes liens.

J'attends impatiemment le n°32 sur l'extermination des Banu Quraydha !
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MessageSujet: Re: Les expéditions, les batailles et les assassinats du Prophète   Mar 12 Jan - 18:11

pour les banou quraydha lol c'est tres simple, ils furent tués selon votre livre, selon la thora ensuite le veritable chifre serait d'environ 200 personnes (selon les vrais sources islamique car il y a divergences). Ces gens méritaient la mort puisque par eux les musulmans allaient mourir, tu crois quand même pas que on allaient les prendre dans nos bras. Ce sont des traitres qui ont vendus les musulmans mais qui ont recu le châtiment divin prevu à ce teffet. Moi aussi j'attend ca avec impatiance
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Abd Al Massih
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MessageSujet: Re: Les expéditions, les batailles et les assassinats du Prophète   Mer 13 Jan - 12:36

27-Expédition de Dhat al Riqa

Bukhari, Sahih 14/ 2735
L’apôtre d’Allah nous envoya avec une armée dans le Nadj, et il envoya une partie de cette
armée contre l’ennemi.

Waqidi, Livre des expéditions 27
Ensuite Muhammad partit avec 400 (ou 700 ou 800) hommes vers le Wadil Shuqra

Muslim, Sahih 32-3387
Abu Mûsa a dit : "Nous partîmes en expédition avec le prophète . Nous étions six et nous
n'avions qu'un chameau, que nous montions à tour de rôle. Nous avions les pieds déchirés et,
pour ma part, j'eus les pieds si abîmés que mes ongles tombèrent. Nous enveloppions nos
pieds alors avec des chiffons, c'est pourquoi cette expédition fut dénommée Dhât Ar-Riqâ

Tabari, Histoire des prophètes et des rois VII 1453-4
Il partit ensuite dans le Najd, contre les Banu Muharib et les Banu Thalabah, un groupe des
Ghatafan, et il atteignit Nakh. Ce fut l’expédition de Dhat al Riqa. Ils rencontrèrent un certain
nombre de Ghatafan ; les troupes se rapprochèrent, mais aucun combat n’eut lieu, parce
qu’ils se craignent les uns les autres. Le messager d’Allah dirigea avec les musulmans la
“prière de la peur”, et il partit.

ibn Sad, Tabaqat II 74
Quelqu’un est venu à Médine pour commercer et informa les compagnons de l’apôtre d'Allah
que les Anmar et les Thalaba mobilisaient leurs forces contre lui. L’apôtre d'Allah en fut
averti. Il nomma Othman ibn Affan comme régent à Médine et partit la nuit du dix
muharram avec 400 de ses compagnons. On dit aussi qu’ils étaient 700. Il avança jusqu’à
atteindre leur territoire à Dhat al Riqa, une montagne... Là, il ne rencontra personne, si ce
n’est des femmes, qu’il captura. Parmi elles se trouvait une très belle fille. Les Arabes
s’étaient réfugiés au sommet des montagnes. Quand vint l’heure de la prière, les musulmans
ont craint d’être attaqués, alors l’apôtre d'Allah a accompli les prières de la peur, pour la
première fois. L’apôtre d'Allah rentra à Médine.

Tabari, Histoire des prophètes et des rois III 219
Le prophète, après en avoir fini avec les Banu Nadir, demeura en repos les mois de rabia I,
rabia II, et la première moitié du mois de jumada I. Ensuite il fut informé qu'un grand nombre
d'Arabes, des Banu Ghatafan, des Banu Muharib et des Banu Thalaba se rassemblaient dans
le dessein d'attaquer Médine. Après avoir établi Othman son lieutenant à Médine, il partit
avec l'armée, s'enfonça dans le désert et, après huit jours de marche, s'arrêta à un endroit
nommé Dhat ar Riqa. Quelques-uns disent que c'est le nom d'une montagne dans le Najd, qui
offre l'aspect de lambeaux d'étoffes noires, jaunes, bleues et de toute espèce de couleurs.
D'autres disent qu'il y avait là un grand nombre de dattiers et d'autres arbres offrant le même
aspect. Les troupes des Arabes étaient réunies en cet endroit et campées non loin de l'armée
du prophète. Alors Allah remplit leurs coeurs de crainte, et elles n'osèrent pas quitter leur
camp, redoutant le combat. Les deux armées, ayant peur l'une de l'autre, restèrent trois jours
en présence. Ensuite les Arabes s'enfuirent, sans avoir combattu. Pendant ces trois jours, le
prophète accomplit la prière du danger, et le verset suivant fut révélé :
Lorsque tu fus au milieu de tes soldats et que tu leur fis accomplir la prière, une partie
d'entre eux faisaient la prière avec toi sous les armes, etc.
Le prophète divisa l'armée en deux corps, dont l'un se rangea en ordre de bataille en face de
l'ennemi, et l'autre, placé derrière lui, accomplit avec lui la prière et une seule prosternation.
Ensuite il se leva, et le corps qui était en face de l'ennemi vint se mettre derrière le prophète et
accomplit avec lui la seconde prosternation. Après avoir prononcé la formule du tekbir, et
après avoir prié, ce deuxième corps s'assit avec lui pour réciter la profession de foi, et puis se
leva en prononçant le salut. De cette manière, chaque corps avait accompli une prosternation
avec le prophète, et la deuxième en particulier.


ibn Hisham, Conduite de l'envoyé d'Allah 661-2
Après l’attaque contre les Banu Nadir, l’apôtre resta à Médine pendant le mois de rabi ul
akhir et une partie de jumada. Il fit une expédition de pillage dans le Najd, en prenant pour
cible les Banu Muharib, les Banu Thalaba des Ghatafan, et s’arrêta à Nakhl. C’était l’
expédition de Dhat al Riqa. Il rencontra une grande troupe des Ghatafan. Les deux forces
s’approchèrent, mais il n’y eu pas de combat, parce que chacun craignait l’autre. L’apôtre
conduit la “prière de la peur” et il rentra ensuite avec ses hommes.


Dawud, Hadith 14/ 2737
L’apôtre d’Allah envoya un détachement dans le Nadj. J’étais parmi eux et j’ai obtenu de
grandes richesses. Notre chef donna à chacun un chameau en récompense. Nous sommes
revenus devant l’apôtre d’Allah qui a réparti le butin parmi nous. Chacun a reçu douze
chameaux après qu’il ait pris un cinquième...


Bukhari, Sahih 64/31, 2
Salih ibn Khawwat rapporte, d'après ceux qui assistèrent avec l'envoyé d'Allah à la journée
de Dhat ar Riqa, que le prophète fit la prière du danger. Une partie des fidèles se mirent en
rangs avec lui, tandis que les autres faisaient face à l'ennemi. Le prophète pria avec le premier
groupe une raka, puis il s'arrêta et resta debout, et les fidèles de ce groupe achevèrent seuls
la seconde raka, puis ils s'en allèrent se mettre en rangs face à l'ennemi. Le second groupe
vint alors prendre leur place. Le prophète pria avec eux la raka qui restait à faire de sa prière,
puis il s'arrèta et s'assit, pendant que le second groupe achevait une seconde raka. Cela fait, il
prononça la salutation finale pour tout le monde.


ibn Hisham, Conduite de l'envoyé d'Allah 664-5
... Nous étions avec l’apôtre dans le raid contre Dhatul Riqa de Nakhl et un homme a tué une
femme de l’un des polythéistes. Alors que l’apôtre était sur le chemin du retour, son mari, qui
était parti, revint, et apprit la nouvelle de sa mort. Il jura de n’avoir pas de repos avant d’avoir
eu sa vengeance sur les compagnons de Muhammad. Il parti sur les traces de l’apôtre, alors
que celui-ci avait fait halte. Il demande alors si quelqu’un pouvait assurer la garde de nuit. Un
mujahir et un ansar se portèrent volontaires et il leur dit de s’installer au niveau du passage
du col, l’apôtre et ses compagnons s’étant installés un peu en contrebas.
Quand les deux partirent sur leurs positions, l’ansar demanda au muhajir quelle partie de la
nuit il voulait veiller. Il répondit qu’il préférait être relevé pour la première partie pour aller
dormir. Et l’ansar se leva pour prier. L’homme qui les suivait vit la silhouette de l’homme de
garde et le reconnaissant, il le frappa d’une flèche. Il l’arracha, la posa et resta debout. Il le
frappa alors une deuxième et troisième fois, et chaque fois, il l’arrachait. Puis il se pencha et se
prosterna. Seulement après, il réveilla son compagnon (...).
Quand le muhajir vit l’ansar couvert de sang, il lui demanda:
-Par la grâce d’Allah, pourquoi ne m’as tu pas réveillé la première fois que tu as été frappé?
-Je récitais une sourate et je ne voulais pas arrêter avant de l’avoir finie.


Muslim, Sahih 19/4471
... nous avons participé à une expédition de pillage avec le messager d’Allah. Nous étions six
et nous n’avions qu’un seul chameau que nous montions tour à tour. Nos pieds étaient
blessés. Mon pied était si atteint que les ongles étaient partis. Nous avons couverts nos pieds
avec des chiffons. C’est ce qu’on a appelé l’expédition des chiffons.

Bukhari, Sahih 64/31,1
Abu Musa a dit:
-Nous partîmes en expédition avec le prophète. Nous étions six et nous n'avions qu'un
chameau, que nous montions à tour de rôle. Nous avions les pieds déchirés et, pour ma part,
j'eus les pieds si abîmés que mes ongles tombèrent. Nous enveloppions nos pieds avec des
chiffons. L'expédition recut le nom de Dhat ar Riqa, parce que nous bandions nos pieds avec
des chiffons.
Après avoir rapporté ce hadith, Abu Musa regretta de l'avoir dit, en ajoutant:
-Ce que j'en ai fait n'est pas pour parler de moi.
Il semblait offusqué qu'un de ses actes fut divulgué.



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Vingt troisième expédition: Attaque de non-musulmans

Total des tués depuis le début du jihad: 100 infidèles - 166 musulmans


Encore une fois les sources sont très contradictoires. Dans la source la plus primitive, celle d'ibn ishaq, on parle d'une expédition de pillage (aussi mentionné dans le sahih), dans les traditions plus tardives on parle d'une rumeur s'étant propagé à Médine d'une possible attaque contre la ville sainte. Les sources se contredisent aussi sur le nombre de musulmans ayant participé à l'expédition, certaines traditions font référence entre 400 et 700 musulmans, le sahih parle de 6 personnes bien qu'une tradition de bukhari nous fait penser qu'il était beaucoup plus que çà. Il est plus que probable qu'il était plusieurs centaines autrement les mécréants en auraient profité pour tuer le prophète. C'est dans le contexte du face à face entre les 2 armées que fut révélé les versets sur la prière de la peur. On remarquera que Muhammad a bizarremment perdu confiance en son Dieu, auparavant il n'hésitait pas à attaquer les infidèles (voir la bataille de Badr où les musulmans étaient largement en sous-nombre) mais ici lui et ses compagnons ont eu peur et n'osèrent pas aller au combat. A noter aussi l'assassinat d'une femme dans la tradition rapportée par Ibn Ishaq dans des circonstances inconnue, peut-être qu'Abou Musa est à l'origine de ce meurtre, lui qui n'était pas fier que l'une de ses actions lors de cette expédition fut divulguée (sahih bukhari).
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MessageSujet: Re: Les expéditions, les batailles et les assassinats du Prophète   Jeu 14 Jan - 13:28

28-Première Expédition de Dumat al Jandal

ibn Hisham, Conduite de l'envoyé d'Allah 668
L’apôtre retourna à Médine et resta quelques mois jusqu’à la fin de dhul hijja. C’était la
quatrième année de son séjour à Médine et les polythéistes étaient toujours en charge du
pélerinage. Alors, il partit piller Dumat al Jandal.
Il rentra ensuite, n’ayant pas pu atteindre cet endroit, et sans combattre. Il resta à Médine le
reste de l’année.

Waqidi, Livre des expéditions 28
Muhammad désirait la propriété de Dumat, parce qu’elle faisait partie des voies d’accès à la
Syrie, pour faire peur à l’empereur.
Il avait entendu que là, beaucoup de gens s’étaient rassemblés, et que beaucoup d’Arabes
s’étaient ralliés à eux.
Donc, il quitta Médine secrètement et avec hâte, avec 100 hommes pour les attaquer...


http://www.islam-documents.org

Vingt quatrième expédition: Attaque de non-musulmans

Total des tués depuis le début du jihad: 100 infidèles - 166 musulmans


Une autre expédition de pillage menée par Muhammad en direction de l'oasis de Dumat al jandal. C'est un lieu stratégique car c'est une voie d'accès à la Syrie. Malheureusement pour les pillards islamisés, Allah ne guida pas son prophète sur le droit chemin et de ce fait, il ne trouva pas l'oasis.
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MessageSujet: Re: Les expéditions, les batailles et les assassinats du Prophète   Jeu 14 Jan - 19:47

Abd Al Massih a écrit:
Malheureusement pour les pillards islamisés, Allah ne guida pas son prophète sur le droit chemin et de ce fait, il ne trouva pas l'oasis.


hahahahaaaa Smile

stupids muslims...

que dire d'autres devant tant de non-sens qui s'accumulent sans cesse autour de l'islam?
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Abd Al Massih
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MessageSujet: Re: Les expéditions, les batailles et les assassinats du Prophète   Ven 15 Jan - 14:56

29-Expédition de al Muraysi ou Expédition contre les Banu Mustaliq

Muslim, Sahih 32-3260
Abdullah ibn 'Omar a dit : "D'après Nâfi, le prophète fit une expédition contre les Banû Al
Mustaliq et les surprit au moment où ils abreuvaient leurs troupeaux; il tua un certain nombre
de combattants et emmena quelques captifs; ce fut ce jour-là que le prophète captura
Juwayriya. C'est Abdullah ibn 'Omar qui faisait partie de cette expédition, qui m'a transmis ce
hadîth".

Bukhari, Sahih 49/13,2
ibn Awn a dit: j’avais écrit à Nafi ; il me répondit également par écrit que le prophète avait fait
une expédition contre les Banu Mustaliq et les avait surpris au moment où ils s’abreuvaient
leurs troupeaux, qu’il avait tué un certain nombre de combattants et emmené leurs enfants en
captivité ; ce fut ce jour-là que le prophète prit Juwayra.
-C’est Abdallah ibn Omar, ajouta t-il, qui m’a raconté ce fait et il faisait partie de l’expédition.

Muslim, Sahih 19, 4292
... j’ai écrit à Nafi pour lui demander s’il était nécessaire de proposer aux infidèles une
invitation à accepter l’islam avant de les combattre. Il m’a écrit dans sa réponse que c’était
nécessaire (seulement) dans les premiers temps de l’islam. Le messager d’Allah a fait une
attaque contre les Banu Mustaliq alors qu’ils n’étaient pas prévenus et que leur bétail
s’abreuvait. Il a tué ceux qui combattaient et a capturé les autres.... Nafi a dit que cette
tradition a été racontée par Abdullah ibn Umar qui faisait lui-même partie des troupes qui ont
pillé.


Muslim, Sahih 19/ 4292
L’envoyé d’Allah fit une expédition sur le Banu Mustaliq alors qu’ils ne s’y attendaient pas, et
que leur bétail buvait ; il tua ceux qui avaient combattu, et captura les autres.

Bukhari, Sahih 46/ 717
... le prophète avait brusquement attaqué les Banu Mustaliq sans avertissement alors qu’ils
étaient sans crainte et que leur bétail s’abreuvait aux points d’eau. Les hommes combattants
ont été tués et les femmes et enfants pris comme captifs...


ibn Hisham, Conduite de l'envoyé d'Allah 725-6
L’apôtre resta à Médine pendant la fin de jumadal akhira et rajab ; puis il attaqua les Banu
al Mustaliq au mois de shaban, dans la sixième année de l’hégire.
L’apôtre reçut des informations selon lesquelles les Banu Mustaliq se rassemblaient pour aller
contre lui, leur chef étant al Harith ibn Abu Dirar (...).
Quand l’apôtre apprit cela à leur sujet, il partit les rencontrer à un de leurs points d’eau
appelé al Muraysi en direction de Qudayd, vers le rivage. Il y eut un combat, et Allah mit les
Banu Mustaliq en fuite, tua une partie d’entre eux, donna à l’apôtre leurs femmes, leurs
enfants, et leurs biens comme butin. Un musulman (...) Hisham ibn Subaba fut tué par un
homme des auxiliaires, qui pensait que c’était un ennemi et qui le tua par erreur.

Waqidi, Livre des expéditions 29
... les hommes prisonniers, on les ligota et on les mit sous la surveillance de Burayd ibn al
Khusayb, leurs ustensiles, leurs biens, et les armes, on les recueillit, le bétail, on le rassembla
et on le mit sous la surveillance de l’affranchi de Muhammad Shuqran, les femmes et les
enfants formèrent un troisième ensemble...
Le butin, les bénéfices sur la revente et les objets, ont été distribués... il s’agissait de 2000
chameaux, 5000 moutons et 200 femmes.

ibn Sad, Tabaqat II 78
... pendant un moment, des flèches furent échangées, et l’apôtre d'Allah ordonna alors à des
compagnons de charger comme un seul homme. Aucun de leurs adversaires ne put alors
s’échapper. Dix d’entre eux furent massacrés et les autres furent capturés. L’apôtre d'Allah
captura hommes, femmes, enfants et les asservit, et prit aussi chèvres et moutons. Parmi les
musulmans, personne ne fut tué, sauf un seul. (...) Le prophète les attaqua alors qu’ils n’étaient
pas préparés, et que leurs animaux s’abreuvaient à la source. Alors leurs combattants furent
tués et les enfants asservis. (...) Il ordonna que les mains des prisonniers soient attachées
derrière leurs dos. Burayda ibn al Husayb fut chargé d’eux. Il ordonna de rassembler le butin
et en donna la responsabilité à son affranchi Shuqran. Les enfants furent mis d’un côté et
Mahmiyah ibn Jaz fut chargé du quint et de la distribution des parts pour les musulmans.
Les esclaves furent séparés puis dispersés et pris par les gens. Les moutons et chèvres furent
aussi divisés, et un chameau était alors considéré comme équivalent à 10 chèvres. Les biens
domestiques furent vendus aux enchères. Deux parts furent allouées pour un cheval, une pour
un cavalier et pour un fantassin. Il y eut au total 2000 chameaux, 5000 moutons, et 200
prisonniers.

Tabari, Histoire des prophètes et des rois III 234
Le prophète fut informé que des Arabes en grand nombre, commandés par Harith ibn Dhibar,
s'étaient rassemblés près d'un certain puits, où demeuraient les Banu Mustaliq, et qu'ils en
attendaient encore d'autres, pour aller attaquer Médine. Le prophète, avant qu'ils fussent trop
nombreux, vint au devant d'eux, leur livra un combat qui dura trois jours et les mit en fuite,
après leur avoir tué beaucoup de monde. On leur prit une grande quantité de butin et l'on
emmena leurs femmes et leurs enfants. Après avoir campé pendant sept jours près du puits, le
prophète rentra à Médine.
Or, dans ce campement, il s'éleva un jour une dispute entre l'un des muhajirun et l'un des
ansar ; ils eurent recours à leurs sabres. Abdallah ibn Obayy, vint à l'aide de l'ansar et dit:
-Nous sommes bien punis d'avoir engraissé les muhajirun et de les avoir protégés ; voilà
comme ils nous récompensent! Il en est comme d'un chien qui a été élevé par quelqu'un et qui,
devenu grand, dévore celui qui l'a nourri.
Allah avertit le prophète, en lui révélant le verset suivant :
Les munafiqun disent : Quand nous retournerons à Médine, le plus fort chassera le plus
faible.
Ils voulaient dire par ces paroles :
-Si nous ne les faisons pas sortir de la ville, au moins ne subviendrons-nous pas à leur
entretien, et ils mourront de faim.
Allah, pour leur répondre, révéla cet autre verset :
Ils disent: Ne secourez pas les compagnons du prophète d'Allah, afin qu'ils
l'abandonnent. Mais c'est à Allah qu'appartiennent les trésors du ciel et de la terre.

ibn Hisham, Conduite de l'envoyé d'Allah 729
Quand l’apôtre distribua les captives des Banu al Mustaliq, Juwayriya fit partie du lot de
Thabit ibn Qays (...), ou d’un de ses cousins, et elle donna une rançon pour sa liberté. Elle
était la plus belle des femmes. Elle captivait tout homme qui la regardait. Elle vint voir l’apôtre
pour demander son aide dans ces affaires. Aussitôt que je l’ai vue sur le pas de la porte de
ma chambre, je l’ai détestée, parce que je savais qu’il la verrait comme je la vois. Elle entra et
lui dit qui elle était: fille d’al Harith ibn Abu Dirar, le chef de son peuple:
-Vois-tu dans quel état je suis amenée. Je suis tombée dans le lot de Thabit ou de son cousin
et je lui ai donné une somme pour ma rançon, et je viens te demander de l’aide dans cette
affaire.
Il dit:
-Veux-tu quelque chose de mieux que cela, Je te décharge de cette dette et je t’épouse.
Et elle accepta.

Tabari, Histoire des prophètes et des Rois III 235
La fille de l'un des principaux des Banu Mustaliq, nommée Juwayriya bint Harith, avait été
faite prisonnière par Thabit ibn Qays. La femme de celui-ci la maltraitait, et Juwayriya, issue
d'une famille noble, ne voulait pas endurer ce traitement. Elle dit à Thabit :
-Il faut que tu consentes à me laisser partir ; je te payerai le prix de ma liberté.
Thabit consentit. Elle s'adressa alors aux musulmans, et leur demanda de l'aider à se racheter.
Le prophète paya la somme lui-même, lui donna la liberté et l'épousa. Jamais une femme
esclave n'a porté bonheur à ses compatriotes comme Juwayriya. Car toutes les femmes et
tous les prisonniers furent rendus à la liberté.

ibn Sa’d, Tabaqat 8/83
Elle était mariée à Musafi ibn Safwan, qui a été tué à la bataille de al Muraysi.
Le messager d’Allah a capturé quelques femmes des Banu Mustaliq et il a prit le quint, puis
a divisé le reste parmi ses hommes. Il a donné à un cavalier deux parts, et une part à un
fantassin.
Juwayriyya bint al Harith ibn Dirar tomba dans la part donnée à Thabit ibn Qyas al Ansari.
Elle était mariée à un de ses cousins appelé Safwan ibn Malik ibn Judhayma, qui avait été tué.
Thabit ibn Qyas établit un contrat écrit à son sujet pour neuf uqiyas. C’était une femme
charmante et presque aucun homme qui la voyait ne pouvait lui résister. Quand le prophète fut
avec moi, Juwayriyya vint lui demander le document écrit. Par Allah, dès que je l’ai vue, j’ai
détesté le fait qu’elle soit présente là où se trouvait le prophète. Je savais qu’il verrait en elle la
même chose que moi. Elle dit:
-Messager d’Allah, je suis Juwayriyya bint al Harith, le chef de son peuple, et tu sais ce qui
est arrivée. Je suis tombée dans le lot de Thabit ibn Qays et il a produit pour moi un contrat
écrit pour neuf uqiyas. Aide moi pour que je paye ma rançon.
Il dit:
-Ou bien mieux que cela.
Quoi donc? dit-elle.
Il dit:
-Je la paie et je t’épouse.
-Oui, messager d’Allah, dit-elle.
Le messager d’Allah dit:
-C’est conclu.
Les nouvelles se répandirent dans le peuple. Ils dirent:
-Les affiliés au messager d’Allah considérés comme esclaves!
Alors ils libérèrent leurs prisonniers des Banu Mustaliq. Le nombre de ceux qu’ils libérèrent se
monte à 100 d’un seul clan, parce qu’il l’avait épousée. Je ne connais pas de femme qui a fait
plus de bien à son peuple. C’est ainsi que finit l’expédition de al Mursayi.

Muslim, Sahih 8/ 3371
Abu Sayd a dit: nous sommes allés avec l’apôtre d’Allah au Expédition contre les Banu Al
Mustaliq, et nous avons pris des captives parmi les captives des Arabes, nous avons désirés
ces femmes parce que l’abstinence devenait difficile à supporter et nous voulions pratiquer le
coït interrompu... nous disions:
-Comment pratiquer le coït interrompu sans le demander à l’apôtre d’Allah qui était parmi
nous?
Nous lui avons demandé, et il a dit:
-C’est mieux de ne pas faire ainsi, parce que comme chaque âme est destinée à exister, elle
doit exister.


Bukhari, Sahih 34/109
...étant assis auprès du prophète, un homme dit:
-Ô envoyé d'Allah, nous avons eu des rapports avec nos captives et nous voudrions ne pas
en perdre de la valeur. Que penses tu du retrait de la verge au moment de l’éjaculation?
-Pratiquez vous donc ce procédé? s’écria le prophète, Eh bien, il n’y a aucun mal à ce que
vous agissiez ainsi, car il n’est pas une seule ame pour laquelle Allah a décidé qu’elle sortirait
du néant qui n’en sorte effecivement.

Bukhari, Sahih 64/32, 1-2
J’entrai dans la mosquée et y vis Abu Sayd. Je m’assis à côté de lui et je l’interrogeai au sujet
du retrait de la verge avant l’éjaculation. Il me répondit en ce termes:
-Nous étions partis avec l’envoyé d'Allah pour l’expédition des Banu Mustaliq et avions pris
des captives arabes. Nous désirions jouir des femmes, car le célibat nous pesait
beaucoup.
Mais nous voulions nous retirer avant l'éjaculation. Toutefois l'envoyé d'Allah étant avec nous,
nous nous dîmes qu'il fallait le consulter avant d'agir ainsi. Nous le consultâmes donc et il nous
répondit:
-Il n'y a aucun mal pour vous à agir ainsi, car, jusqu'au jour de la Résurrection, aucun être
n'existera sans que Allah ait décidé son existence.


http://www.islam-documents.org

Vingt cinquième expédition: Attaque de non-musulmans

Total des tués depuis le début du jihad: 110 infidèles - 167 musulmans


Une autre rumeur circule à Médine comme quoi les banu Mustaliq se rassemblait pour attaquer la ville sainte. Le prophète décida donc d'aller les attaquer par surprise, il ressort des traditions qu'il n'y eu pas beaucoup de combattants tués parmi les mécréants. Waqidi dit (non traduit en français sur islam-documents.org) que les combattants furent tous massacrés soit... 10 personnes, ce qui veut dire que la rumeur était fausse. 1 musulman a été tué par erreur lors de l'attaque, les femmes et les enfants ont été réduit en esclavage et distribués parmi les musulmans. Les pillards rapportèrent aussi un gros butin. Dans les traditions et notamment dans les sahih sur le retour de l'expédition, les musulmans violaient leurs captives de guerre car ils ne pouvaient pas s'abstenir de rapports sexuels et le prophète Muhammad ne les blâma pas sur ces crimes sexuels mais sur le fait de pratiquer le coït interrompu.
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MessageSujet: Re: Les expéditions, les batailles et les assassinats du Prophète   Sam 16 Jan - 13:18

30-al Khandaq ou la Bataille du Fossé

Tabari, Histoire des Prophètes et des Rois III 223
Ils résolurent d'envoyer les plus considérables d'entre eux à la Mecque pour demander aide
aux Quraysh, afin de tomber tous ensemble sur le prophète. Dans le cas où ceux-ci ne
viendraient pas à leur secours, ils voulaient continuer d'observer le traité. En conséquence, les
principaux juifs partirent pour la Mecque, eurent une entrevue avec les principaux Quraysh et
leur dirent :
-Vous savez ce qui vous est arrivé de la part de Muhammad, à la journée de Badr. Quant à
nous, nous avons encore plus à souffrir de lui. Maintenant nous autres juifs, nous nous
sommes tous concertés pour lui faire la guerre. Voulez-vous vous joindre à nous, pour que
nous l'attaquions tous ensemble?
Les Quraysh consentirent et s'allièrent aux juifs et aux tribus arabes.

Tabari, Histoire des prophètes et des rois III 224
Le prophète, averti que tous les infidèles ensemble allaient venir l'attaquer, réunit ses
compagnons et délibéra avec eux. Tous furent d'avis que l'on devait s'enfermer dans la ville.
Salman, le Persan , dit :
-Chez nous autres Perses, quand une armée nombreuse vient attaquer une ville dont l'armée
n'est pas en état d'aller au-devant de l'ennemi, on creuse autour de la ville un fossé, pour
empêcher les cavaliers d'y entrer.
Le prophète et tous ses compagnons approuvèrent ce conseil de Salman, et le prophète
ordonna de creuser autour de Médine un fossé profond de vingt coudées et large également
de vingt coudées. Le travail fut divisé par portions ; chaque portion de quarante coudées fut
attribuée à dix hommes. Les hypocrites se moquèrent du prophète parce qu'il s'enfermait dans
la ville. Cependant, il venait chaque jour assister au travail, assis dans une tente qu'on avait
construite pour lui, afin que les hommes, en sa présence, eussent plus de zèle. Après un mois,
le fossé était achevé.

Muslim, Sahih 32-3366
Sahl ibn Sa`d a dit : L'envoyé d'Allah vint vers nous pendant que nous creusions le Fossé et
que nous en transportions la poussière sur nos épaules et s'écria :
-"Mon Seigneur, la seule vie, c'est celle de l'au-delà! Pardonne aux ansâr et aux
muhâjirûn!".

Bukhari, Sahih 52, 87
L’envoyé d’Allah alla vers le fossé et vit que les émigrants et les auxiliaires creusaient dans le
très grand froid du matin, et qu’ils n’avaient pas d’esclaves pour le faire. Il remarqua leur
fatigue et leur faim, et dit:
-Ô Allah! La vraie vie est celle de l’au-delà, alors pardonne aux auxiliaires et aux émigrants.
En réponse, les émigrants et auxiliaires dirent:
-Nous sommes ceux qui avons fait un serment d’allégeance à Muhammad, celui de poursuivre
le jihad aussi longtemps que nous vivrons.


ibn Sad, Tabaqat II 81
L’apôtre d'Allah a travaillé avec eux de ses mains, pour encourager les musulmans. Il assigna
à chaque tribu une section à creuser. Les muhajirun creusaient du côté de Ratij à Dhubab et
les ansar creusaient de Dhubab à la montagne des Banu Ubayd. Dans tout Médine, les
maisons étaient construites si proches les unes des autres que l’ensemble apparaissait comme
une forteresse. Les Banu Abd al Ashhal creusaient de derrière Ratij jusqu’au niveau de la
mosquée. Les Banu Dinar creusaient près de Jurba jusqu’à l’emplacement de la maison d’ibn
Abu al Janub, là où elle se trouve maintenant. Ils finirent le fossé en 6 jours. Les musulmans
placèrent femmes et enfants dans les forts.

Bukhari, Sahih 64/29, 6
Jabir ibn Abdallah a dit: pendant qu'on creusait le fossé, j'avais remarqué que le prophète
souffrait vivement de la faim. Aussitôt je me rendis auprès de ma femme et lui dis:
-As-tu quelque chose à manger ? je viens de voir que le prophète souffrait vivement de la
faim.
Elle me sortit un sac contenant un sa d'orge ; et, comme nous avions un petit mouton
familier de la maison, je l'égorgeai, pendant qu'elle s'occupait à moudre l'orge. Elle acheva sa
besogne en même temps que la mienne, puis elle découpa le mouton et le mit dans la marmite.
Quant à moi, je retournai vers l'envoyé d'Allah.
-Surtout, me dit ma femme, ne m'expose pas à quelque affront vis-à-vis de l'envoyé d'Allah et
de ceux qu'il amènera avec lui.
Arrivé auprès de l'envoyé d'Allah de Allah, je le pris à part et lui dis:
-Nous avons égorgé un petit mouton que nous avions, et fait de la farine avec un sa d'orge
que nous possédions, viens et amène quelques personnes avec toi.
Le prophète se mit alors à crier :
-Eh! les gens du Fossé, Jabir a préparé un banquet, venez et dépêchez-vous.
Puis, s'adressant à moi:
-Ne retirez pas, me dit-il, votre marmite du feu, et ne pétrissez pas votre pâte avant que je
sois arrivé.
Je rentrai chez moi et l'envoyé d'Allah y arriva, précédant la foule.
-Qu'as-tu fait, malheureux ? s'écria ma femme en me voyant.
- J'ai fait ce que tu m'avais dit de faire, lui répondis-je.
La femme apporta de la pâte au prophète qui cracha dessus ; il bénit ensuite la pâte, et allant
vers la marmite il y cracha également ; puis, l'ayant bénie, il dit:
-Appelle une boulangère pour qu'elle fasse le pain avec moi, et prends du bouillon de la
marmite sans la retirer du feu.
Il y avait là mille convives et, je le jure par Allah, ils mangèrent à satiété, et pourtant ils
laissèrent des vivres, tant ils étaient repus. La marmite bouillait toujours et la pâte avec laquelle
nous faisions le pain n'avait pas diminué de volume.

Hanbal, Musnad 4/303
Pendant le creusement de la tranchée, un gros rocher apparut. Les compagnons incapables de
le déplacer, se référèrent à l’apôtre d'Allah. Il vint avec un levier et une pioche, et démolit le
rocher. A chaque coup, une étincelle se produisait et, grâce à l’inspiration d’Allah, il donnait
quelques prophéties réjouissantes, concernant les conquêtes futures, disant:
-On m’a donné les clés de Byzance, on m’a donné les clés de la Perse, on m’a donné les clés
du Yémen.


ibn Hisham, Conduite de l'envoyé d'Allah 671
Alors qu’ils travaillaient à creuser, un gros rocher leur causa une grande difficulté, et ils s’en
plaignèrent à l’envoyé. Il demanda de l’eau, et cracha dedans ; ensuite, il pria comme Allah
voulait qu’il prie ; puis il éclaboussa l’eau sur le rocher. et ceux qui étaient présents dire:
-Par celui qui a envoyé un prophète avec la vérité, il l’a pulvérisé comme si c’était du sable
mou qui ne résiste ni à la hache, ni au burin.

ibn Hisham, Conduite de l'envoyé d'Allah 670
Les Quraysh marchèrent sous le commandement d’Abu Sufyan ibn Harb ; les Ghatafan443
étaient conduits par Uyayna (...) avec les Banu Fazara ; et al Harith ibn Awf (...) avec les
Banu Murra ; et Misar ibn Rukhayla (...) avec ceux de son peuple d’Ashja qui le suivaient.

ibn Hisham, Conduite de l'envoyé d'Allah 673
Comme l’envoyé avait fini la tranchée, les Quraysh arrivèrent et campèrent dans le lit des
torrents de Ruma entre al Juruf et Zughaba, avec dix mille de leurs mercenaires noirs et les
alliés des Banu Kinana et le peuple de Tihama. Ghatafan vint avec ses alliés du Najd et
s’installa à Dhanab Naqma en direction d’Ohod.

Tabari, Histoire des Prophètes et des Rois III 225
Lorsque les infidèles aperçurent le fossé autour de Médine, ils furent frappés d'étonnement ;
car ils n'en avaient jamais vu auparavant. Ne pouvant pas le franchir, ils venaient chaque jour
aux portes de la ville. Le prophète restait au bord du fossé, et personne ne sortait de la ville
pour combattre. Il y passait également les nuits, tandis que les hypocrites rentraient dans la
ville pour dormir, et ils disaient :
-S'il arrive, pendant la nuit, un accident à Muhammad, au moins serons-nous à l'abri dans nos
maisons.
Il est dit dans le Coran :
Quelques-uns d'entre eux demandèrent au prophète la permission de se retirer, en
disant : Nos maisons sont sans défense, etc445 .
Les infidèles restèrent vingt-six jours, sans qu'il y eut d'engagement ; seulement les deux
armées lancèrent de loin des traits l'une sur l'autre, et trois hommes de l'armée des incrédules
furent tués.

ibn Hisham, Conduite de l'envoyé d'Allah 677
Le siège continua sans véritable combat mais quelques cavaliers des Quraysh, parmi lesquels
Amir ibn Abu Wudd, Ikrima ibn Abu Jahl, Hubayra ibn Abd Wahb, Dirar ibn al Khattab le
poète, endossèrent leurs armures et foncèrent sur les positions des Banu Kinana en disant:
-Préparez vous à combattre et vous verrez ce que sont de vrais chevaliers aujourd’hui!
Ils galopèrent jusqu’au niveau du fossé et stoppèrent là. Ils se mirent à crier:
-C’est un stratagème que les Arabes n’avaient jamais employé avant!

Tabari, Histoire des Prophètes et des Rois III 22
L'un des principaux Quraysh, suivi de six hommes, se jeta dans le fossé, mais il ne put
parvenir à le franchir. Lorsqu'ils voulurent retourner, ils descendirent de leurs chevaux sur
lesquels ils remontèrent ensuite. Ali ibn Abu Talib, les voyant, sauta dans le fossé, le franchit et
provoqua le Quraysh. Celui-ci dit :
-Je ne voudrais pas que tu fusses tué de ma main.
Ali répondit :
- Moi, je veux que tu périsses de la mienne.
L'infidèle, furieux, mit pied à terre, et attaqua Ali qui lui asséna un coup, le renversa et lui
trancha la tête.
(...) Les deux champions se jetèrent l'un sur l'autre et luttèrent depuis le matin jusqu'à l'heure
de la première prière ; chacun d'eux parait les coups de son adversaire.
Enfin Ali dit à Amir :
-N'as-tu pas dit que tu ne te ferais pas aider?
-Quel secours ai-je amené? demanda Amir.
-C'est ton fils qui arrive à ton aide, répondit Ali.
Amir se retourna pour regarder, et en ce moment Ali le frappa de son sabre et lui coupa une
jambe.
Amir, en tombant, dit :
-Ô Ali, tu as usé de ruse!
Ali répliqua :
-Le combat est une ruse .
Amir prit sa jambe coupée et la jeta sur Ali. Celui-ci le frappa de nouveau et le fendit en deux
moitiés ; ensuite il franchit le fossé et revint auprès des musulmans.
Lorsque la poussière se fut dissipée, les infidèles aperçurent le cadavre d’Amir.

Bukhari, Sahih 9, 36
Jabir ibn Abdallah rapporte que Omar ibn Khattab vint le jour du Fossé, après que le soleil
fut couché, et se mit à injurier les infidèles de Quraysh.
-Ô envoyé d'Allah, dit-il ensuite, je n'ai fait ma prière de l'après-midi qu'au moment où le
soleil allait se coucher.
- Par Allah ! répondit le prophète, moi, je ne l'ai pas faite du tout. Alors nous allâmes à
Bothan, le prophète fit ses ablutions pour la prière ; nous les fîmes également, puis il fit la
prière de l'après-midi après que le soleil fut couché, et ensuite il fit la prière du coucher du
soleil.


Tabari, Histoire des Prophètes et des Rois III 227
Ils furent découragés et ne revinrent plus pour combattre. Un homme notable d'entre les
banu-Ghatafan, nommé Nuaym ibn Masud, à qui Allah avait donné de l'inclination pour
l'islam, se leva pendant la nuit, sortit de sa tente, se présenta au prophète, fit profession de
foi et dit :
-Apôtre d'Allah, il y a longtemps que je suis croyant en secret ; maintenant donne-moi tes
instructions.
Le prophète lui dit :
-Je désire que tu te rendes auprès des infidèles et que tu cherches à les diviser.
Noaym avait des relations d'amitié avec les chefs de l'armée et notamment avec Abu Sufyan.
Il revint dans la même nuit, réunit les juifs des Banu Qurayza et leur parla ainsi :
-Vous connaissez mes sentiments envers vous et mon désir de vous donner des avis utiles. Je
crois que votre position à l'égard de Muhammad n'est pas la même que celle des Quraysh et
des juifs qui sont venus de loin. Ceux-ci se repentent d'être venus ; demain ils s'en
retourneront, chacun regagnera son pays, et vous ne pourrez plus rester ici. Ne voyez-vous
pas que vous êtes campés ici depuis longtemps et qu'ils ne commencent pas le combat,
attendant que vous le commenciez? Si c'est vous qui devez triompher, avez-vous besoin
d'eux?
Les juifs répondirent:
-Tu as raison ; maintenant quel conseil nous donnes-tu?
Noaym dit :
-Je pense que vous ne devez pas combattre contre Muhammad avant d'avoir reçu des
Mecquois et des Banu Ghatafan des otages, les fils de personnes notables, qui resteraient
entre vos mains jusqu'à ce que vous en ayez fini avec Muhammad.
Les Qurayza dirent:
-Il faut faire ainsi, tu nous donnes un bon conseil.
(...)
Noaym les quitta et se rendit auprès d'Abu Sufyan. Avant convoqué les principaux Quraysh, il
leur tint ce langage:
-Vous connaissez mon ancienne amitié pour vous. J'ai appris un fait que je veux vous
communiquer, mais que vous ne devez révéler à personne, jusqu'à ce qu'il se manifeste par
lui-même. Vous savez que les juifs de Qurayza avaient avec Muhammad un traité, qu'ils ont
rompu pour s’unir à vous. Ils s'en repentent maintenant ; ils craignent que vous ne vous en
retourniez et qu'ensuite Muhammad ne se jette sur eux. Ils lui ont donc fait dire qu'ils se
repentaient et lui ont proposé de capituler.
Ils lui ont fait dire encore :
-Nous demanderons aux Quraysh de nous donner des otages, et quand, sous ce prétexte,
nous aurons entre nos mains les enfants des principaux d'entre eux, nous te les livrerons pour
que tu les fasses mettre à mort. Nous te serons ainsi agréables.
Noaym ajouta:
- Je vous ai prévenus, afin que, s'ils vous demandent des otages, vous ne les donniez pas, car
vous exposeriez leur vie.
Les Quraysh le remercièrent en disant:
-Nous te sommes obligés pour ce que tu viens de faire.
Ensuite Noaym alla trouver les Banu Ghatafan et leur parla dans le même sens.
La discorde entre alliés.


Tabari, Histoire des Prophètes et des Rois III 228
Cela se passa le jour du vendredi. Dans la nuit, Abu Sufyan et les Ghatafan firent dire aux juifs
de Qurayza :
-Arrivez demain, nous attaquerons.
L'affaire traîne en longueur, il faut prendre un parti. Les juifs répondirent :
- Nous avons demain le sabbat, où il nous est impossible d'aller combattre.
Abu Sufyan leur envoya un nouveau message en ces termes :
- Si vous ne venez pas pour prendre part à cette attaque, nous nous en retournerons ; nous ne
pouvons pas rester ici plus longtemps.
Les juifs dirent alors:
-Ce que Noaym nous a dit se réalise.
Ils firent donc répondre à Abu Sufyan :
-Vous êtes des gens venus de loin ; nous ne voulons pas nous unir à vous pour combattre,
avant que vous nous ayez confié vos enfants comme otages.
Abu Sufyan, en recevant ce message, dit :
- Les paroles de Noaym se vérifient.
Il fit dire aux juifs :
-Nous ne vous livrerons pas d'otages ; si vous venez, nous attaquerons ; sinon, nous nous en
irons.
La division s'était ainsi mise dans les rangs des ennemis.


Tabari, Histoire des Prophètes et des Rois III 228
A la tombée de la nuit, Allah déchaîna sur le camp des infidèles un vent qui renversa toutes
leurs tentes. Les ennemis furent remplis de terreur, car un violent orage menaçait d'éclater.
Abu Sufyan résolut de s'enfuir. Le prophète fit la prière du coucher ; après avoir prononcé le
salut, il remarqua de loin le vent, la poussière et l'orage dans le camp des infidèles.


ibn Hisham, Conduite de l’envoyé d’Allah 700
Les défenseurs du fossé l’abandonnèrent et j’ai entendu l’envoyé d’Allah dire:
-Les Quraysh ne nous attaqueront pas cette année, mais c’est nous qui les attaquerons.
En effet, les Quraysh n’ont pas attaqué après cela ; c’est lui qui les a attaqués jusqu’à ce
qu’Allah fasse la conquête de la Mecque à travers lui.

ibn Hisham, Conduite de l’envoyé d’Allah 699
Seulement six musulmans furent tués durant la bataille du fossé:
Parmi les Banu Abdul Ashhal:
Sad ibn Muath; Anas ibn Aws ibn Atik ibn Amir, et Abdullah ibn Sahl. =3
Parmi les Banu Jusham banu al Khazraj du clan Banu Salima:
al Tufayl ibn al Numan et Thalaba ibn Ghanama. =2.
Parmi les Banu al Najar du clan Banu Dinar:
Kab ibn Zayd, frappé par une flèche perdue. =1

Trois polythéistes furent tués:
Parmi les Banu Abdul Dar:
Munabbih ibn Uthman ibn Ubayd ibn al Sabbaq, frappé par une flèche et qui mourut à la
Mecque.
Parmi les Banu Makhzum Banu Yaqaza:
Nawfal ibn Abdullah ibn al Mughira. (...)
Parmi les Banu Amir ibn Luayy du clan Banu Malik ibn Usl: Amir ibn Abdu Wudd qu’Ali a
tué.


http://www.islam-documents.org

Vingt sixième "expédition" qui est en réalité une bataille: Légitime défense

Total des tués depuis le début du jihad: 113 infidèles - 173 musulmans


Les différentes tribus du hijaz se sont alliées pour en finir une fois pour toute avec les pilleurs et assassins musulmans qui sèment la terreur. Les médinois doivent leur survie grâce à l'idée non-divine de Salman qui voulait faire construire un fossé tout autour de la ville. Les tribus ne purent donc pas charger les musulmans, bloquées par le fossé. S'en est suivi un siège de la ville qui dura plus de 20 jours, les coalisés démoralisaient au fils des semaines et par un subterfuge Muhammad réussissa à les diviser. Ils finirent par rentrer chez eux sans avoir subit trop de perte.
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MessageSujet: Re: Les expéditions, les batailles et les assassinats du Prophète   Sam 16 Jan - 14:07

LOL, C'EST ASSEZ MARRANTS LES COMMENTAIRES D'AMESSAN, T'es pas obliger d'en faire les textes suffisent je te jure. Le fait que tu explique donne l'image inverse de ce que les textes enseignent.
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Abd Al Massih
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MessageSujet: Re: Les expéditions, les batailles et les assassinats du Prophète   Dim 17 Jan - 12:54

31-Extermination des Banu Qurayza

Waqidi , Livre des Expéditions
Les Banu Qurayza étaient un peuple de noble origine et de grande richesse , alors que nous
n’étions qu’une tribu arabe qui ne possédait ni palmeraie ni vignoble , nous qui n’étions que
des pasteurs et des chameliers.

ibn Hisham , Conduite de l’envoyé d’Allah 684-700
Selon ce que al Zuhri m’a raconté , au moment de la prière de midi , Gabriel est apparu à
l’apôtre portant un turban brodé et chevauchant une mule avec une selle couverte d’une pièce
de brocard. Il demanda à l’apôtre s’il avait abandonné le combat , et qu’il lui a dit , il répondit
que les anges n’avaient pas déposé leurs armes et qu’il revenait justement de la poursuite de
ses ennemis.
-Allah te commande , Muhammad , d’aller contre les Banu Qurayza. Je suis sur le point de
partir ébranler leurs forteresses.
Le prophète fit proclamer que personne ne ferait la prière de l’après-midi avant qu’il n’ait
atteint le territoire des Banu Qurayza. L’apôtre envoya Ali en avant avec sa bannière et les
hommes attachés à celle-ci. Ali avança jusqu’à ce qu’il arrive près des forteresses au point
d’entendre des paroles grossières concernant l’apôtre. Il rentra voir l’apôtre sur la route et lui
dit qu’il n’était pas nécessaire pour lui d’approcher plus encore ces vauriens.
L’apôtre dit:
-Pourquoi? Je pense que tu as du entendre quelque chose de mal sur moi.
Et quand Ali lui dit qu’il en était ainsi , il ajouta:
-S’ils m’avaient vu , ils n’auraient pas parlé de cette façon.
Quand l’apôtre approcha de leurs forteresses , il dit:
-Vous , frères de singes! Allah vous a t-il pris en disgrâce et a t-il apporté sa vengeance
contre vous?
Ils répondirent:
-Ô Abu Qasim , tu n’es pas quelqu’un de barbare.
L’apôtre alla voir un certain nombre de ses compagnons à al Saurayn avant d’aller contre les
Banu Qurayza et il demanda si quelqu’un était allé chez eux. Ils répondirent que Dihya ibn
Khalifa al Kalbi était allé chez eux sur une mule dont la selle était couverte d’une pièce de
brocard. Il dit:
-C’était Gabriel qui leur a été envoyé pour ébranler leurs forteresses et frapper leurs coeurs
de terreur.
Quand l’apôtre d’Allah partit contre les Banu Qurayza , il fit halte près d’un de leurs puits à
côté de leur domaine , appelé le puit d’Ana. Les hommes le rejoinrent. Certains arrivèrent
après la dernière prière du soir , n’ayant pas procédé à la prière de l’après-midi parce que
l’apôtre leur avait dit de ne pas le faire avant d’aller contre les Banu Qurayza. Ils avaient été
fort occupés par les préparatifs de guerre et ils avaient refusé de prier avant d’aller contre les
Banu Qurayza en accord avec ses instructions et ils firent donc cette prière de l’après-midi
après la dernière prière du soir. Allah ne les a pas blamés pour cela dans son livre , et l’apôtre
ne leur a pas reproché cela. Mon père Ishaq ibn Yasar m’a raconté ce récit provenant de
Mabad ibn Malik al Ansari.
L’apôtre les assiégea alors pendant vingt-cinq nuits jusqu’à ce qu’ils furent dépourvus de tout
et jusqu’à ce qu’Allah ne verse la terreur dans leurs coeurs.
Entretemps , Huyayy ibn Akhtab était resté avec les Banu Qurayza dans leurs forteresses
quand les Quraysh et les Ghatafan avaient fait retraite et les avaient abandonnés , pour tenir
sa parole à l’égard de Kab ibn Asad ; quand ils se rendirent compte que l’apôtre ne les
laisserait pas avant d’avoir mis un terme à leur existence , Kab ibn Asad leur dit:
-Ô Juifs , vous avez vu ce qui vous arrive ; je vous offre trois alternatives. Prenez celle qui
vous plaît:
Vous allez suivre cet homme et l’accepter comme véridique , parce que par Allah , il est
devenu évident pour vous qu’il est le prophète qui a été envoyé et que c’est lui dont vous
trouvez mention dans vos Ecritures ; alors , vos vies , vos biens , vos femmes et enfants seront
saufs.
Ils répondirent:
-Nous n’abandonnerons jamais les lois de la Torah et ne la remplacerons par rien d’autre.
Il dit alors:
-Puisque vous n’accepterez cette proposition , tuons nos propres femmes et enfants et
envoyons nos hommes avec leurs sabres tirés contre Muhammad et ses compagnons, ne
laissant rien à regretter derrière nous jusqu’à ce qu’Allah décide entre nous et Muhammad. Si
nous périssons , nous périssons et nous ne laisserons pas d’enfants derrière nous pour nous
causer de l’angoisse. Si vous sommes vainqueurs , nous pourrons avoir d’autres femmes et
enfants.
Ils dirent:
-Doit-on tuer ces pauvres créatures? Qu’est ce que la vie aurait de bon s’ils sont morts?
Il dit:
-Puisque vous n’accepterez pas cette solution , voici la troisième ce soir , nous sommes à la
veille du sabbat , et il se peut bien que Muhammad et ses compagnons se sentent hors de
danger de notre part , alors descendons contre eux , et peut-être que nous pourrons prendre
Muhammad et ses compagnons par surprise.
Ils dirent:
-Allons-nous profaner notre sabbat et faire ce que ceux que tu connais ont fait avant nous et
ont ainsi été transformés en singes ?
Il répondit:
-Pas un seul d’entre vous depuis le jour de votre naissance n’a jamais passé une nuit résolu à
faire ce qu’il sait nécessaire d’être fait.
Alors ils envoyèrent quelqu’un à l’apôtre pour lui dire:
-Envoie-nous Abu Lubaba ibn Abdul Mundhir , frère de ibn Amir ibn Awf parce qu’ils étaient
alliés des Aws , pour que nous puissions le consulter.
L’apôtre leur envoya Abu Lababa et quand ils le virent , ils allèrent le rencontrer. Les femmes
et les enfants y allèrent des larmes sur leurs visages et il était désolé pour eux. Ils dirent:
-Ô Abu Lubaba , penses-tu que nous devrions nous soumettre au jugement de Muhammad?
Il dit:
-Oui.
Et il mit sa main sur la gorge pour leur faire comprendre: “massacre”.
Abu Lubaba dit:
-Mon pied n’a pas bougé de place avant que je ne sache que j’avais été faux à l’égard
d’Allah et de son apôtre.
Puis il les laissa , sans rejoindre l’apôtre parce qu’il se lia lui-même à un des piliers de la
mosquée en disant:
-Je ne quitterai pas cet endroit avant qu’Allah ne me pardonne pour ce que j’ai fait.
Et il promit à Allah qu’il ne reviendrait jamais chez les Banu Qurayza et qu’on ne le verrait
jamais dans une ville dans laquelle il a trahi Allah et son apôtre.
Quand l’apôtre entendit parler de lui , comme il l’avait attendu longtemps , il dit:
-S’il était venu à moi , j’aurai demandé le pardon pour lui , mais considérant la façon dont il
s’est comporté , je ne le laisserai pas partir de là où il est avant qu’Allah ne lui pardonne.
Yazid ibn Abdullah ibn Qusayt m’a dit que le pardon d’Abu Lubaba vint à l’apôtre à l’aube
alors qu’il était dans la maison de Umm Salama. Elle dit:
-A l’aube , j’ai entendu l’apôtre rire et j’ai demandé: pourquoi ris-tu?
-Qu’Allah te fasse rien , m’a t-il répondu , Abu Lubaba a été pardonné.
Elle lui dit:
-Puis-je lui annoncer la bonne nouvelle?
Quand il lui dit qu’elle pouvait le faire , elle vint se tenir à la porte de sa chambre (c’est avant
que le voile ne soit prescrit pour les femmes) et elle lui cria:
-Ô Abu Lubaba , réjouis-toi , parce qu’Allah t’a pardonné!
Alors les gens se précipitèrent pour le délivrer.
Il dit:
-Non! Pas avant que l’apôtre ne me libère de ses propres mains!
Quand l’apôtre passa le voir , pour la prière du matin , il le libéra.
Thalaba ibn Saya , Usayd son frère , et Asad ibn Ubayd des Banu Hadl, qui n’étaient pas
liés aux Banu Qurayza ou aux Banu Nadir (leur lignage était bien au dessus de cela) ,
acceptèrent l’islam la nuit où les Banu Qurayza se sont rendus au jugement de Muhammad.
Cette nuit , Amir ibn Suda al Qurayzi sortit et approcha les gardes de l’apôtre commandés
par Muhammad ibn Maslama qui le stoppa. Amir avait refusé de se joindre aux Banu
Qurayza dans leur traîtise envers l’apôtre en disant:
-Je ne me conduirai jamais avec traîtrise envers Muhammad.
Quand Muhammad ibn Maslama le reconnut , il dit:
-Ô Allah , ne me prive pas de l’honneur de redresser les erreurs des nobles!
Et il le laissa poursuivre son chemin. Il alla jusqu’à la porte de la mosquée de l’apôtre d’Allah
à Médine , cette nuit-là. Ensuite , il disparut et jusqu’à ce jour , personne ne sait où il est allé.
Quand l’apôtre sut cela , il déclara:
-C’est un homme qu’Allah a délivré grâce à sa foi.
Des gens prétendent qu’il était lié avec une corde pourrie aux autres Qurayza captifs quand
qu’ils furent soumis au jugement de l’apôtre , et cette vieille corde a été retrouvée jetée au
loin , personne ne sachant vraiment où il est allé et à ce moment-là , l’apôtre dit ces mots.
Allah sait réellement ce qui s’est passé.
Le matin , ils se soumirent au jugement de l’apôtre et les Aws protestèrent en disant:
-Ô apôtre , ce sont nos alliés , pas les alliés des Khazraj , et tu sais comment tu as il y a peu
traité les alliés de nos frères. En effet , l’apôtre avait assiégé les Banu Qaynuqa qui étaient
les alliés des Khazraj et quand ils se soumirent à son jugement , Abdullah ibn Ubayy ibn
Salul demanda à se charger de l’affaire et il le lui accorda.
Après le discours des Aws , l’apôtre leur dit:
-Seriez-vous satisfait , ô Aws , si l’un d’entre vous prononce le verdict contre eux?
Quand ils se mirent d’accord , il leur dit que l’homme choisi était Sad ibn Muadh. L’apôtre
avait mis Sad sous une tente appartenant à une femmes des Aslam appelée Rufayda , à
l’intérieur de sa mosquée. Elle servait d’infirmière pour les blessés et assistait ceux des
musulmans qui avaient besoin de soins. L’apôtre avait dit aux gens que Sad , qui avait été
atteint par une flèche à la bataille du fossé , devait être installé dans la tente de Rufayda avant
qu’il puisse lui rendre visite.
Quand l’apôtre l’eut nommé responsable du sort des Banu Qurayza , ses gens virent le
monter sur un âne sur lequel ils avaient mis un coussin de cuir , parce qu’il était un homme
corpulent. Tandis qu’ils l’emmenaient vers l’apôtre , les gens lui disaient:
-Prononce-toi avec bienveillance à l’égard de tes amis , l’apôtre t’a nommé responsable
justement dans ce but.
Ils insistaient et il répliqua:
-Le moment est venu pour Sad , pour la cause d’Allah , de ne pas se préoccuper de l’avis
des hommes.
Quelques personnes qui étaient là revinrent au quartier des Banu Abdul Ashhal annoncer la
mort des Banu Qurayza avant même que Sad ne les rencontre , parce qu’ils l’avaient entendu
dire ces mots.
Sad rejoignit l’apôtre et les musulmasns et l’apôtre leur commanda de se lever pour saluer
leur chef. Les muhajirun des Quraysh pensèrent qu’il ne s’adressait qu’aux ansar , alors que
ceux-ci pensaient qu’il s’adressait à tous , alors tous se levèrent et dirent:
-Ô Abu Amir , l’apôtre t’a chargé du cas de tes alliés pour que tu prononces à jugement à
leur sujet.
Sad demanda:
-Pouvez-vous jurer par Allah que vous accepterez le jugement que je rendrai les concernant?
Ils dirent oui , et il ajouta , en regardant dans la direction de l’apôtre , mais sans le mentionner
par respect:
-Est-ce aussi valable pour celui qui est là?
L’apôtre répondit oui.
Sad déclara alors:
-Je prononce donc le jugement selon lequel les hommes seront tués , leurs biens partagés ,
leurs femmes et enfants capturés.
Asim ibn Omar ibn Qatada m’a dit , d’après Abdul Rahman ibn Amir ibn Sad ibn Muadh
(...) que l’apôtre a dit:
-Tu as donné le jugement d’Allah au dessus des sept cieux.
Puis ils se rendirent , et l’apôtre les enferma à Médine dans le domaine d’al Harith , une
femmes des Banu Najjar. L’apôtre alla au marché de Médine (là où se trouve le marché
actuel) et fit creuser des tranchées. Il les envoya chercher et trancha leurs têtes dans les
tranchées où ils avaient été amenés par paquets. Parmi eux se trouvait l’ennemi d’Allah
Huyayy ibn Akhtab et Kab ibn Assad , leur chef. Il y en avait 600 ou 700 en tout , bien que
certains avancent le chiffre de 800 ou 900.
Tandis qu’ils étaient sortis par paquets et emmenés vers l’apôtre , ils demandaient à Kab ce
qu’il pensait qu’il allait leur arriver. Il répliqua:
-Ne comprendrez-vous jamais? Ne voyez-vous pas que celui qui les appelle ne cesse pas et
que ceux qui sont emportés ne reviennent jamais? Par Allah , c’est la mort!
Tout cela continua jusqu’à ce que l’apôtre y mit fin.
Huyayy fut emmené portant une robe fleurie dans laquelle il avait fait des trous de la taille d’un
doigt un peu partout pour qu’elle ne lui soit pas prise comme butin , et ses mains tenues à son
cou par une corde. Quand il vit l’apôtre , il lui dit:
-Par Allah , je ne me blâme pas de m’être opposé à toi , mais celui qui maudit Allah doit être
maudit.
Il alla vers ses hommes et dit:
-L’ordre d’Allah est juste. Un livre , un décret et un massacre ont été écrits contre les fils
d’Israël.
Il s’assit et sa tête fut tranchée.
Jabal ibn Jawwal al Thalabi a dit:
ibn Akhtab ne se reprochait rien ,
mais celui qui maudit Allah sera maudit.
Il combattit jusqu’à sa punition
et lutta à l’extrême à la poursuite de la gloire.
Muhammad ibn Jafar ibn al Zubay m’a dit d’après Urwa ibn al Zubayr que Aïsha a dit:
-Seule une femme fut tuée. Elle était avec moi , et riait énormément tandis que l’apôtre tuait
les hommes sur le marché.
Soudain , une voix appela son nom.
J’ai crié:
-Par le ciel! Que se passe t-il?
-Je vais être tuée , répondit-elle.
-pourquoi?
-Pour quelque chose que j’ai fait.
Elle fut emmenée et décapitée.
Aïsha disait:
-Je n’oublierai jamais ma surprise face à son bon moral et son rire puissant , alors qu’elle
savait qu’elle serait tuée.
ibn Shihab al Zuhri m’a dit que Thabit ibn Qays ibn al Shammas était allé vers al Zabir ibn
Bata al Qurayzi qui était Abu Abdul Rahman. Al Zabir avait épargné Thabit avant l’islam.
Un des fils d’al Zabir m’a dit qu’il l’avait épargné le jour de la bataille de Buath , et qu’après
l’avoir capturé et avoir coupé ses nattes , il l’avait laissé partir.
Thabit vint vers lui (il était alors un vieil homme) et demanda s’il le connaissait , ce à quoi il
répondit:
-Un homme comme moi reconnaîtrait-il un homme comme toi?
-Je voudrais te rendre un bienfait que tu m’as octroyé autrefois.
-Le noble rend au noble.
Thabit se rendit auprès de l’apôtre et lui dit que al Zabir avait épargné sa vie autrefois et qu’il
voulait le lui rendre ce bienfait , alors l’apôtre dit que sa vie serait épargnée.
Il revint lui annoncer que l’apôtre avait épargné sa vie , et celui-ci déclara:
-Que peut faire de sa vie un vieil homme sans famille et sans enfants?
Thabit retourna vers l’apôtre , qui promit de lui rendre femme et enfants. Quand il le sut , il dit:
-Comment un foyer peut vivre dans le Hedjaz sans biens?
Thabit s’assura que l’apôtre avait promis que ses biens lui seraient rendus et revint lui dire. Il
lui répondit:
-Ô Thabit , qu’est devenu celui dont le visage était comme un miroir de Chine dans lequel
les vierges de la tribu voulaient se voir , Kab ibn Asad?
-Tué.
-Et le prince du désert et de la steppe , Huyayy ibn Akhtab?
-Tué.
-Et celui de notre avant-garde dans l’attaque et de l’arrière-garde dans la fuite , Azzal ibn
Samawal?
-Tué.
-Et celui de nos deux assemblées? en voulant parler de ibn Kab ibn Qurayza et ibn Amir ibn
Qurayza.
-Tués.
-Alors je te demande , Thabit , par le service que tu me dois , de me faire rejoindre ceux de
mon peuple , parce que maintenant la vie n’apporte plus de joie puisqu’ils sont morts et je ne
veux plus supporter de vivre encore un instant de plus sans rencontrer ceux que j’aimais.
Alors Thabit se leva et lui trancha la tête.
Quand Abu Bakr entendit ces paroles “rencontrer ceux que j’aimais” , il ajouta:
-Oui , par Allah , il les retrouvera en enfer pour toute l’éternité.
L’apôtre a donc ordonné que tous les adultes parmi eux soient tués.
Shuba ibn al Hajjaj m’a dit d’après Abdul Malik ibn Umayr d’après Atiya al Qurayzi:
l’apôtre a ordonné que chaque adulte des Banu Qurayza soit tué. J’étais un adolescent et ils
ont estimé que je n’étais pas adulte et alors ils m’ont laissé partir.
Ayyub ibn Abdul Rahman ibn Abdullah ibn Abu Sasa , frère de ibn Adiy ibn al Najjar m’a dit
que Salma bint Qays , mère d’al Mundhir soeur de Salit ibn Qays -elle était d’une des tantes
maternelles de l’apôtre qui a prié avec lui à la fois vers Jérusalem et vers la Mecque et elle a
juré l’allégeance des femmes envers lui - lui a demandé d’épargner Rifaa ibn Samawal al
Qurayzi qui était adulte et avait trouvé refuge chez elle , et qui les connaissait bien. Elle disait
qu’il avait affirmé qu’il prierait et mangerait de la viande de chameau. Alors il le lui donna et
elle sauva sa vie.
Ensuite , l’apôtre partagea les biens , femmes et enfants des Banu Qurayza parmi les
musulmans , et il fit savoir pour ce jour le pourcentage des parts dont il préleva pour lui le
cinquième. Un cavalier reçut trois parts , deux pour le cheval , un pour le cavalier. Un homme
sans cheval recevait une part. Le jour des Banu Qurayza , il y avait 36 chevaux. Ce fut le
premier butin pour lequel des parts furent prévues et que le cinquième fut prélevé. Cela
devint la règle pour les raids , d’après ce précédent , et selon la division des parts par
l’apôtre.
L’apôtre envoya Sad ibn Zayd al Ansari , frère de ibn Abdul Ashhal avec quelques femmes
captives des Banu Qurayza vers le Najd et il les vendit contre des chevaux et des armes.
L’apôtre choisit une des femmes pour lui-même , Rayhana bint Amir ibn Khunafa , une des
femmes des Banu Amir ibn Qurayza , et elle resta avec lui jusqu’à ce qu’elle meurt , sous sa
domination. L’apôtre lui proposa le mariage et de mettre un voile sur elle , mais elle dit:
-Non , laisse-moi en ton pouvoir , parce que cela sera plus simple pour toi et pour moi.
Alors , il la laissa dans cette situation.
Elle avait montré de la répugnance envers l’islam quand elle avait été capturée et restait
attachée au judaïsme. L’apôtre la mit donc de côté et ressentait de la peine.
Il était avec ses compagnons quand il entendit un son de sandales derrière lui et il dit:
-C’est Thalaba ibn Saya qui vient me donner la bonne nouvelle de la conversion de Rayhana
à l’islam , et il alla vérifier le fait. Cela lui procura du plaisir.
Allah a révélé à propos du Fossé et des Banu Qurayza le récit qui se trouve dans la sourate
des confédérés dans laquelle il mentionne leur procès et sa bienveillance envers eux-mêmes ,
et son aide quand il écarta d’eux ce que l’un des traîtres avait dit qu’il avait fait:
Ô vous qui croyez , rappelez-vous de la faveur d’Allah envers vous quand les armées
sont venues contre vous , et que nous avons envoyé contre eux un vent et des armées
que vous ne pouvez pas voir , et Allah est clairvoyant de ce que vous faites .
Les armées étaient celles de Quraysh , et des Ghatafan , et des Banu Qurayza. Les armées
qu’Allah a envoyées étaient celles des anges. Allah a dit:
Quand ils viennent vers vous au dessus de vous et en dessous de vous , et que les yeux
s’égarent et que les coeurs montent à la gorge et que nous pensez des choses vaines à
propos d’Allah.
Ceux qui sont venus à vous par dessus étaient les Banu Qurayza: ceux d’en dessous étaient
les Quraysh et les Ghatafan. Il y a eu des croyants surpris et secoués par un puissant choc. Et
ceux qui étaient hypocrites et ceux dont les coeurs ont une maladie disaient:
-Ce qu’Allah et l’apôtre ont promis n’est rien moins qu’un mensonge.
Ils se référaient à des paroles de Muattib ibn Qushayr.
(...)
Quand l’affaire des Banu Qurayza fut terminée , la blessure de Sad se rouvrit et il mourut en
martyr.
Muadh ibn Rifaa al Zuraqi m’ a dit:
-Quelqu’un que vous aimez dans mon peuple m’a dit que Gabriel est apparu à l’apôtre quand
Sad a été emporté , au milieu de la nuit , portant un turban brodé , et qui dit:
-Ô Muhammad , qui est cet homme mort pour qui les portes du ciel ont été ouvertes et vers
qui le trône trembla?
L’apôtre se leva vite traînant ses vêtements , en allant voir Sad , et il le trouva mort.
Abdullah ibn Abu Bakr m’a dit d’après Amra bint Abdul Rahman: alors qu’Aïsha était
retournée à la Mecque avec Usayd ibn Hudayr il apprit la mort de sa femme , et montra une
grande tristesse. Aïsha dit:
-Qu’Allah te pardonne , ô Abu Yahya , vas tu te lamenter pour une femme alors que tu as
perdu le fils de ton oncle , celui pour qui le trône trembla.
Une personne que je soupçonne pas de mentir m’a dit d’après al Hassan al Basri: Sad était un
homme très gros mais quand les gens l’ont porté , ils ont trouvé qu’il était très léger. Certains
des hypocrites ont aussi dit:
-Il était gros et nous n’avons jamais porté un cercueil plus léger.
Quand l’apôtre entendit cela , il répondit:
-Il aurait pu avoir d’autres porteurs. Par celui qui tient ma vie dans sa main , les anges se sont
réjouis en recevant l’esprit de Sad et le trône trembla.
Muadh ibn Rifaa m’a dit d’après Mahmud ibn Abdul Rahman ibn Amir (...): quand Sad a été
enterré , nous étions avec l’apôtre , il dit subhanallah et nous l’avons dit avec lui. Il dit
ensuite Allah akbar et les hommes l’ont dit aussi. Quand nous avons demandé pourquoi il
avait dit cela , il répondit:
-La tombe est scellée sur ce bon homme jusqu’à ce qu’Allah l’en fasse sortir.
De Sad un des ansar a dit:
-Nous n’avons jamais entendu dire que le trône d’Allah a tremblé pour un autre homme que
Sad.
Sa mère dit , alors que son cercueil était emporté , et qu’elle pleurait:
-Hélas , Umm Sad pour Sad , le brave et fier , chef glorieux , chevalier toujours prêt ,
montant sur la brêche , tranchant les têtes.
L’apôtre a dit:
-Chaque pleureuse ment sauf celle qui pleure Sad ibn Muadh.
(...)
Le jour des Banu Qurayza furent martyrisés parmi les musulmans des Banu al Harith ibn al
Kharadj: Khallad ibn Suwayd (...). Une meule fut jetée contre lui et lui infligea une blessure
fatale. On prétend que l’apôtre a dit:
-Il recevra la récompense de deux martyrs.
Abu Sinan (...) mourut quand l’apôtre d’Allah assiégeait les Banu Qurayza et il fut enterré au
cimetière des Banu Qurayza , celui qui est en activité de nos jours. Ils enterraient ceux qui
mouraient dans l’islam.

Tabari , Histoire des Prophètes et des Rois III 230-2
Gabriel vint dire au prophète:
- Allah t'ordonne de ne point déposer les armes avant d'en avoir soumis les Banu Qurayza.
Le prophète fit proclamer:
-Que tous ceux qui aiment Allah et le prophète accomplissent la prière de l'après-midi sur le
territoire des Banu Qurayza!
Ensuite il quitta de nouveau la ville et arriva , à l'heure de la prière de l'après-midi , aux portes
des Banu Qurayza , et ses compagnons le suivirent un à un. Les Juifs , en les voyant ,
fermèrent les portes de leurs forts. Le prophète leur dit:
-Ô vous singes et cochons , Comment avez-vous observé la volonté d'Allah?
Les Juifs répliquèrent :
-Ô Muhammad , tu ne nous as jamais ainsi insultés , pourquoi le fais-tu aujourd'hui?
- C'est Allah qui le fait , répondit le prophète.
Il les assiégea pendant vingt-cinq jours.
Les Juifs avaient pour chef Kab ibn Asad , qui leur parla ainsi:
-Il y a pour vous trois partis à prendre. Le premier , c'est de sortir et d'aller déclarer à
Muhammad que vous croyez en lui. Vous sauverez ainsi vos vies , vos biens et vos familles.
Les Juifs répondirent:
-Nous ne pouvons pas prendre ce parti ; nous ne voulons pas abandonner la croyance du
Pentateuque pour une autre.
Kab dit:
-Prenez donc vos sabres et égorgez vos femmes et vos enfants ; brûlez vos biens et cachez-en
tout ce que vous pourrez , puis jetez-vous dans le combat ; si vous succombez , vos femmes
et vos enfants ne tomberont pas au pouvoir de l'ennemi , et personne ne jouira de vos biens ;
si vous êtes vainqueurs , vous pourrez acquérir d'autres biens.
Les Juifs dirent:
-Tant que nous vivrons , nous ne tuerons ni nos femmes ni nos enfants ; que nous importerait
la vie après avoir perdu nos femmes , nos enfants et nos biens?
Kab reprit :
-Cette nuit est la nuit du sabbat ; Muhammad se croit en sûreté , sachant que vous ne
combattez pas le jour du sabbat. Faites cette nuit , à l'improviste , une sortie , tombez sur
Muhammad et ses soldats , et massacrez-les.
-Nous ne pouvons pas violer le sabbat , dirent les Juifs.
- Maintenant , dit Kab , vous êtes avertis.
Les Juifs , après un siège de vingt-cinq jours , réduits à l’extrémité , demandèrent à capituler.
Le prophète leur fit répondre:
-Je ne reçois votre capitulation qu'à condition de remettre votre sort à la décision d'Allah.
- Accorde-nous , répondirent les Juifs , les mêmes conditions qu'aux Banu Nadir , qui ont
émigré avec leurs femmes et leurs enfants en Syrie , en emportant leurs biens.
Le prophète refusa et dit:
-Je ne ferai que ce qu'Allah ordonnera.
Un homme , nommé Abu Lubaba , possédait parmi les Juifs une propriété et des biens. Il
jouissait de l'estime du prophète , qui l'avait laissé à Médine. Les Juifs firent demander au
prophète de leur envoyer cet homme , qu'ils désiraient consulter. Il le fit chercher et lui dit :
-Va auprès de ces Juifs et conseille-les dans l'intérêt d'Allah et de son prophète.
Abu Lababa se rendit à la porte de la forteresse , et les Juifs lui dirent:
- Que nous conseilles-tu? Muhammad veut que nous nous rendions à discrétion.
Abu Lubaba ne répondit rien ; seulement il toucha sa barbe d'une main , et passa l'autre à son
cou , pour indiquer que le prophète leur ferait trancher la tête ; il revint ensuite au camp du
prophète , qui déjà avait été informé par Gabriel de sa trahison.
Gabriel lui avait apporté le verset suivant :
-Ô vous qui croyez , ne trahissez pas Allah et son prophète , etc.
Cet homme avait agi ainsi à cause des biens qu'il avait parmi les Juifs.
Ensuite les Banu Qurayza sortirent de leurs forts et dirent au prophète:
-Agis avec bonté envers nous , fais-nous grâce.
Le prophète répondit:
- je m'en remets de votre sort à la décision de votre chef , Sad ibn Moaz.
Les Juifs dirent:
-Nous aussi , nous nous en remettons à lui.
Sad avait été blessé à la main par une flèche , et son sang ne cessait de couler. Les Juifs
allèrent le chercher , le firent monter sur un cheval et ramenèrent. Étant en présence du
prophète , Sad dit :
-Il faut les égorger tous , partager leurs biens et réduire en esclavage leurs femmes et leurs
enfants.
Le prophète , satisfait de cette sentence , dit à Sad:
-Tu as prononcé selon la volonté d'Allah.
En entendant ces paroles , ceux d'entre les Juifs qui pouvaient s'enfuir gagnèrent le désert ; les
autres restèrent ; ils étaient huit cent hommes. Le prophète fit saisir leurs biens. On rentra à
Médine à la fin du mois de dhul qada. Les Juifs restèrent dans les liens pendant trois jours ,
jusqu'à ce que tous leurs biens fussent transportés à Médine. Ensuite le prophète fit creuser
une fosse sur la place du marché , s'assit au bord , fit appeler Ali ibn Abu Talib , et Zubayr ibn
Al Awwam , et leur ordonna de prendre leurs sabres et d'égorger successivement tous les
Juifs , et de les jeter dans la fosse. Il fit grâce aux femmes et aux enfants ; mais il fit tuer
également les jeunes garçons qui portaient les signes de la puberté. On tua aussi une
femme , qui avait fait perdre la vie à un musulman en jetant de la terrasse d'une maison une
pierre. Un petit nombre des prisonniers furent grâciés sur la demande de leurs amis.
L'un des compagnons du prophète , nommé Thabit , avait été autrefois , étant en captivité ,
sauvé de la mort par l'un des principaux Juifs , nommé Zabir. Il demanda donc au prophète de
faire grâce à Zabir , ainsi qu'à sa femme et à ses enfants , et le prophète leur fit grâce. Lorsque
Thabit vint auprès de Zabir , celui-ci lui demanda ce qu'étaient devenus ses compatriotes et
ses parents. Chaque fois que Zabir en nommait un , Thabit répondait:
-Il est mort.
Alors Zabir dit :
- Je te demande maintenant une dernière grâce , c'est de m'envoyer les rejoindre ; je n'ai que
faire de la vie après eux.
Thabit prit son sabre et lui coupa la tête.
On partagea ensuite les biens des Juifs. Le prophète préleva le quint et prit en outre pour luimême
une jeune fille très belle , nommée Ruhana. Il partagea le reste entre ses compagnons ,
en donnant à chaque fantassin une part et à chaque cavalier deux parts. Ce mode de partage
restera établi jusqu'au jour de la résurrection.
Cet événement eut lieu au mois de dhul qada de la cinquième année de l'hégire.

ibn Sad , Tabaqat II 92
Ils se rendirent à l’apôtre d'Allah. L’apôtre d'Allah donna des instructions à leur sujet , à
Muhammad ibn Maslama. Ils furent enchaînés et mis de côté. Leurs femmes et enfants furent
apportés et mis de côté. On les mit sous la garde d’Abdallah ibn Salam et rassembla leurs
biens , leurs armes , leurs ustensiles domestiques et vêtements qui étaient dans les forts. On
trouva alors 1500 sabres , 300 cottes de mailles , 2000 lances , 1500 boucliers et boucliers
de cuir ; il ; y avait aussi du vin et des jarres à vin , et le vin fut vidé , et non considéré comme
faisant partie des lots. On découvrit aussi de nombreux chameaux porteurs d’eau , et du
bétail. L’apôtre d'Allah autorisa Sad ibn Muath à décider de leur sort. Il donna l’ordre
suivant: que tous ceux qui sont passés par le rasoir soient tués , que les femmes et les enfants
soient asservis , et que leurs biens soient distribués. Ensuite , l’apôtre d'Allah dit:
-Tu as décidé en conformité avec le jugement d’Allah , qui est au dessus des sept cieux.
L’apôtre d'Allah rentra le 7 dhul Hijja. Il ordonna qu’ils soient tous amenés à l’intérieur de
Médine , où des tranchés avaient été creusés , à l’emplacement du marché. L’apôtre d'Allah
s’assit alors avec ses compagnons et ils furent amenés par petits groupes. Leurs têtes furent
tranchées. Ils étaient entre 600 et 700. L’apôtre d'Allah choisit Rayhana bint Amir pour luimême
et ordonna que le butin soit partagé. Un cinquième des biens et captifs fut séparé du
reste et vendu au plus offrant. Il divisa la somme entre les musulmans. Il y avait en tout 3072
parts.

Bukhari , Sahih 52/ 68
Quand le prophète revint de la bataille du Fossé , il enleva ses armes et prit un bain. Alors
Gabriel dont la tête était couverte de poussière vint à lui pour lui dire:
-Tu as posé tes armes!
Le prophète a dit:
-Par Allah! Je n’ai pas encore posé mes armes! Où aller maintenant?
Gabriel dit , en montrant la direction des Banu Qurayza:
-Par là.
Alors le prophète se dirigea contre eux.

Muslim, Sahih 32-3315
D'après Aïsha , Le jour du Fossé, un Quraysh nommé ibn Al `Ariqa blessa Sa`d à la veine
médiane du bras. Le prophète dressa pour Sa`d une tente dans la mosquée afin de n'avoir pas
à aller loin pour le visiter. Quand le prophète revint de la bataille, il déposa son arme et
commença à se laver; et alors qu'il nettoyait sa tête de poussière, Gabriel lui apparut et lui dit :
-"Tu as déposé l'arme, mais par Allah, nous ne l'avons pas posée. Sors; combats-les (les
ennemis de l'Islam)".
-"Où sont-ils?", demanda alors le prophète. Gabriel lui indiqua alors les Banû Qurayza.
L'envoyé d'Allah les combattit jusqu'à ce qu'ils se remirent leur sort à la sentence de l'envoyé
d'Allah; qui remit leur sort à la sentence de Sad. Celui-ci dit alors :
-"Eh bien! Je décide que leurs combattants soient mis à mort et que leurs femmes et enfants
soient capturés".

Bukhari , Sahih 52/ 280 et 58/ 148
Alors il dit à Sad:
-Ils se sont rendus en acceptant ta décision.
Il dit:
-Vous tuerez les combattants et capturerez leurs femmes et enfants.
Entendant cela , le prophète dit:
-Tu as jugé selon le commandement d’Allah.

Bukhari , Sahih 56/168
Abu Sayd al Khodri a dit: Les Banu Qurayza descendirent de leur forteresse en se remettant de leur sort à
la sentence de Sad. L'envoyé d'Allah envoya chercher ce dernier , qui n'était pas loin ; et Sad arriva , porté
sur un âne. Lorsqu'il approcha , l'envoyé d'Allah dit aux vaincus :
-Levez-vous devant votre maître.
Sad vint alors s'asseoir à côté du prophète , qui lui dit:
-Ces gens sont descendus de leur forteresse , en s'en remettant à ta sentence.
-Eh bien! moi , je décide , répondit Sad , que les combattants d'entre eux seront mis à mort et que les
enfants seront réduits en esclavage.


Bukhari , Sahih 79/26
Abu Sayd rapporte que les gens des Qurayza étaient placés sous l’autorité de Sad. Le prophète manda
Sad , et quand celui-ci arriva , il dit:
-Levez vous devant votre maître -ou , selon une autre autorité , le meilleur d’entre vous-.
Sad s’assit auprès du prophète qui lui dit:
-Ces gens sont placés sous ton autorité?
-Oui , dit Sad , c’est moi qui ordonne de tuer ceux qui les combattent et de faire captifs leurs enfants.
-Tu agis , reprit le prophète , avec l’autorité d’un roi.


Waqidi , Livre des Expéditions 30
Le départ eut lieu le mercredi du septième jour du mois de dhul Hijja566 finissant. Le retour
eut lieu le jeudi suivant.
(...)
(Muhammad) alla dans la maison d’Aïsha , et il prit un bain , et se parfuma. Après la prière de
midi , Gabriel arriva sur une mule pourvue d’une belle selle. Il s’arrêta au niveau du banc
funéraire et cria très fort:
-Ah! tu es un beau guerrier!
Comme Muhammad sortait effrayé , il luidit:
-Tu as déjà enlevé ta cuirasse , alors que les anges la portent encore! Allah t’ordonne de
marcher contre les Juifs. Moi , Gabriel , je pars ébranler leurs châteaux.
Ensuite , Muhammad donna la bannière qui était toute prête , à Ali et fit annoncer par Bilal
que la prière de l’après-midi devait avoir lieu sur le territoire des Banu Qurayza. Il mit sa
cuirasse , monta sur son cheval , et partit entouré des siens. En tout , il y avait 36 chevaux dont
les propriétaires avaient été enregistrés sur une liste. Muhammad chevauchait al Lukhayth et il
avait deux autres chevaux pour son usage.
(...)
Le négociateur revint pour faire son rapport. Dans l’assemblée des Juifs , apparut d’abord
Kab ibn Asad , qui proposa donc aux siens de se convertir à l’islam... (...) Comme il
n’obtenait aucun succès , il proposa de tuer les femmes et les enfants , et de rechercher la
mort au combat.
(...)
Sad avait dit que s’il y avait encore une guerre contre les Mecquois , il voulait bien survivre ,
mais sinon , Allah pouvait bien lui offrir le martyre , mais seulement après qu’il ait pu avoir le
plaisir de voir couler les sang des Banu Qurayza.
(...)
Les femmes et les enfants , ainsi que les biens ont été regroupés dans le domaine de Ramal
bint Harith. Les chameaux restaient dehors et se nourrissaient sur les arbres.
Les hommes étaient de leur côté emmenées dans le domaine d’Usama ibn Zayd , et on leur
donna des dattes à manger , qu’ils grignotèrent comme font les ânes.
Ils se mirent à discuter toute la nuit de la Torah , et ils se donnaient mutuellement du courage
pour tenir solidement à leur foi.
Le matin suivant , Muhammad fit creuser des fosses sur le marché de Médine , de l’endroit où
il y amaintenant la maison de Abu Gham jusqu’au pressoir à huile. Ensuite , il fit amener les
Juifs les uns après les autres pour l’exécution.
Les Juifs ne savaient pas quand on irait les chercher. Ils demandèrent donc à leur chef ce qui
allait leur arriver. Lui , il les rabroua , leur reprochant de ne même pas savoir ce qui allait se
passer , tout comme ils n’avaient pas compris la situation , en refusant la proposition de se
convertir.
(...)
Khujayj leur dit d’arrêter de se quereller , et de se préparer à subir le coup du sabre avec
dignité. C’est ainsi q’ils furent emmenés vers la mort sans cesse. Ali et al Zubayr se chargèrent
des exécutions. Le prophète regardait cela avec les plus nobles de ses compagnons.
Quand Khujayj fut emmené , il déchira son beau manteau , pour qu’il ne devienne pas le butin
des musulmans.
Muhammad lui cria alors:
-Allah t’a mis en mon pouvoir , toi l’ennemi d’Allah!
Lui répondit avec dignité à ce discours qui se réjouissait tant de leur malheur.
(...)
Après lui , ce fut le tour de Ghazzal ibn Samul , puis Nabbash ibn Qays. Le nez de ce dernier
avait été cassé par celui qui l’avait emmené , et il saignait , tout cela parce qu’il s’était débattu.
Muhammad critiqua cette brutalité , et ordonna à ce moment que l’on donne à manger et à
boire aux condamnés , et de leur laisser du repos pendant la chaleur de midi. C’était un jour
particulièrement chaud.
Le soir , on put poursuivre le travail. Un des Juifs , Riffa ibn Samuel fut épargné par
Muhammad , sur la demande de Salma bint Qays , appelé Umm al Mundhir. Il participa à la
prière , il mangea de la viande de chameau , et il se convertit à l’islam.
(...)
Khusayd ibn Khusayr demanda à Muhammad de distribuer le restant des Juifs aux familles
des Aws , pour que chacune puisse en exécuter deux , et il demanda de recevoir les deux
premiers.
Muhammad envoya à Abdallah deux Juifs auxquels Uzayd et Abu Nayla tranchèrent les
têtes.
(...)
Quand les têtes de Khujayj , Nabbash , Ghazza et Kab furent tombées , le prophète se leva
et fit présider l’exécution par Sad ibn Muadh.
-Tu as rendu à leur encontre , dit alors le prophète , la sentence même du roi des cieux.


Dawud , Hadith 38/ 4390
J’étais parmi les captifs des Banu Qurayza. Ils nous ont examiné , et ceux qui avaient des poils
ont été tués , et ceux qui n’en avaient pas n’ont pas été tués.


Dawud , Hadith 14/ 2665
Aucune femme des Banu Qurayza ne fut tuée , sauf une. Elle était avec moi , parlant et riant
sous cape , alors que l’envoyé d’Allah tuait son peuple avec son sabre. Soudain , un homme
l’appela par son nom...L’homme l’emporta et lui trancha la tête ; je n’oublierai pas qu’elle riait
beaucoup parce qu’elle savait qu’elle serait tuée.

Bukhari , Sahih 63/ 12 , 2
Le prophète a dit:
-Le trône d’Allah a frémi de joie à l’occasion de la mort de Sad ibn Moaz.


ibn Kathir , Tafsir 33
Donc , les musulmans se lèvèrent pour lui582 , et l’accueillirent avec honneurs et respect , étant donné son
statut et pour que son jugement ait plus d’impact. Quand il fut assis , le messager d’Allah dit...
Alors le messager d’Allah a ordonné que des tranchées soient creusées , pour qu’ils soient enterrés. Ils
étaient entre 700 et 800. Les enfants qui n’avaient pas atteint l’adolescence et les femmes furent asservis
et leurs biens furent confisqués. Tout cela a été consigné , à la fois brièvement et en détail , avec des
preuves et des hadiths , dans le livre de la Sira que nous avons écrit , gloire et louange à Allah.


http://www.islam-documents.org

Vingt septième expédition: Attaque de non-musulmans

Total des tués depuis le début du jihad: 813 infidèles - 173 musulmans


Les qurayza ont été accusé d'avoir trahi Muhammad, il n'en fallait pas plus au prophète pour aller les attaquer. Il n'y a pas eu de combat et les juifs se rendirent. Sad prononça la sentence divine: exécution de tous les hommes, femmes et enfants réduit en esclavage. Une tranchée fut creusée et les musulmans égorgèrent environ 700 hommes, une femme aussi a été décapitée. On trouve une trace de cette tuerie dans le coran:

33:26-27
Et Il a fait descendre de leurs forteresses ceux des gens du Livre qui les avaient soutenus [les coalisés], et Il a jeté l'effroi dans leurs coeurs; un groupe d'entre eux vous tuiez, et un groupe vous faisiez prisonniers.
Et Il vous a fait hériter leur terre, leurs demeures, leurs biens, et aussi une terre que vous n'aviez point foulée. Et Allah est Omnipotent.


Le grand Imam Malik (~715 - ~795) a traité Ibn Ishaq de menteur à propos de cette histoire, ce qui signifie que:
(1) Ce récit est une invention très tardive.
(2) Les versets du coran qui s'y rapporte ont eux aussi été inventé au moins 150 ans après la mort du "prophète" car ils étaient absents des corans qui circulaient à Médine.
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Les expéditions, les batailles et les assassinats du Prophète

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